Petr Pithart : le référendum est une occasion historique pour les Tchèques

Petr Pithart, président du Sénat, a été le témoin, pendant sa visite en Pologne, il y a une quinzaine de jours, de l'importance de la campagne politique précédant le référendum. L'intérêt porté en Tchéquie à cet événement historique lui paraît plus faible. Pourtant, le référendum tchèque est, d'après lui, plus important encore. Il l'a expliqué lors d'une conférence de presse de l'association civique « Oui à l'Europe », dans laquelle il s'est beaucoup engagé. Des propos recueillis par Alena Gebertova.

Petr PithartPetr Pithart « Le référendum tchèque est plus lourd de conséquences. Si, en Tchéquie le quorum de 50 %, n'est pas exigé, comme c'était le cas en Pologne, il n'y a pas en revanche de possibilité de donner la dernière parole au Parlement. Ainsi, en cas d'un non éventuel dans le référendum, les Tchèques ne pourront pas, avant deux ans, répondre à la même question ».

Selon Petr Pithart, les Tchèques, qui ont tendance à se plaindre de ce que les choses importantes se décident sans eux et en dépit de leur volonté, ont une occasion rare de s'exprimer sur une chose substantielle. Et d'ajouter :

 « Je me sens vraiment mal à l'aise quand j'entends les sociologues dire que le taux de participation dépend dans une grande mesure de la météo ».

Et comment voit les choses l'écrivain tchèque, Arnost Lustig, fixé aux Etats-Unis ?

 « L'Europe est menacée. Il faut une Europe forte et unifiée, pour qu'elle ne soit pas engloutie par le monde islamique ».