Faits et événements Petite révolution pour les examens d'admission à certaines écoles supérieuresl
A la différence de la France, où les examens d'entrée à l'université n'existent pas, la Tchéquie utilise encore cette pratique. Pourtant, les candidats aux études dans neuf facultés ne seront plus soumis à ces examens au printemps prochain. Un thème présenté par Alain Slivinsky.
Photo: Commission européenne
Environ 22 000 étudiants qui se prépareront, l'année prochaine, à des
études supérieures par exemple aux facultés d'Economie nationale de la
Haute école économique à Prague, de philosophie à Olomouc ou de pédagogie
à Plzen, soit un candidat sur cinq, vivront une révolution. Plus d'examen
d'admission, mais un Test comparatif national. La différence ? Au lieu de
démontrer leurs connaissances presque encyclopédiques, les étudiants
devront faire preuve de logique. Le Test national comparatif sera destiné
à déterminer si le candidat dispose des aptitudes nécessaires aux études
supérieures. Par exemple, il devra prouver qu'il comprend un texte et est
capable de travailler avec. Pour Jana Coufalova, vice-doyenne de la
faculté pédagogique de Plzen, la principale nouveauté est qu'on ne
recherchera plus à tester la connaissance momentanée d'un fait donné.
Quinze autres facultés, pour la plupart d'orientation technique, pensent
suivre de près l'organisation du Test national comparatif. L'année
prochaine, 45 facultés devraient adopter ce mode d'admission, ce qui
représente 20 % de tous les établissements d'études supérieures en
Tchéquie.
Le Test national comparatif est déjà à la disposition des
intéressés, mais reste payant comme le sont les examens d'admission aux
écoles supérieures. D'après Jiri Steffl, de la société Scio qui a
développé le test, il est difficile de tricher. Les exemplaires sont sous
scellés jusqu'à leur distribution en classe.
La possibilité de copier sur
le voisin est aussi minime, car il existe plusieurs variantes et deux
personnes effectuent la surveillance dans la classe. Pour les facultés,
cela veut dire qu'elles ne seront plus obligées de consacrer beaucoup de
temps et d'énergie à l'élaboration des examens. Le ministère de
l'Education ne voit aucun problème à l'introduction du Test national
comparatif, car chaque faculté est libre de choisir le mode d'admission de
ses étudiants. Pourtant, certains établissements, comme la faculté de
médecine de l'Université Charles de Prague, continueront la pratique des
examens d'admission classiques.







