Faits et événements Pas de référendum sur le radar américain
La chambre basse du parlement tchèque a rejeté, vendredi dernier, deux propositions de loi sur l'organisation de référendums, présentées par l'opposition de gauche dans le but de soumettre à plébiscite l'installation d'un radar, partie du bouclier antimissile américain sur le sol tchèque. Un revers pour les adversaires du radar, qui n'envisagent pas pour autant de baisser les bras. Jan Tamas est le porte-parole de l' initiative « Non aux bases » :
Jan Tamas, photo: www.humanistickastrana.cz
« Malheureusement, le gouvernement a déjà fait comprendre qu'il ne
souhaitait pas que les citoyens de ce pays participent au processus de
décision sur des questions fondamentales. Pour nous hélas, c'est le signe
que le gouvernement ne se rend pas encore compte de la manière dont devrait
fonctionner une vraie démocratie. Les gens qui sont aujourd'hui au
gouvernement ont grandi sous le communisme et ils envisagent les choses de
la même façon qu'à l'époque, à savoir que le destin du pays entier est
déterminé par une petite élite et des politiciens de haut rang. »
Photo: CTK
« Pour nous, ça ne change pas grand chose. Bien sûr, nous allons continuer
à faire pression sur les hommes politiques. Nous allons continuer à faire
circuler la pétition pour l'organisation d'un référendum qui a déjà
recueilli plus de 70 000 signatures. Et nous allons continuer à organiser
des manifestations. La prochaine aura lieu le 17 novembre, sur la Place
Venceslas à Prague, et nous espérons réunir 10 000 personnes pour dire « oui au référendum » et « oui à la vraie démocratie. »
Pendant ce temps, les négociations continuent entre Washington et Prague. Mardi, un troisième tour de négociations a été entamé. Des pourparlers qui se déroulent dans un contexte difficile en République tchèque, après la proposition américaine d'autoriser des experts russes à inspecter la station radar. Une proposition qui a du mal à passer dans un pays encore traumatisé par l'occupation soviétique. La base militaire, où le radar américain pourrait être installé, est une ancienne base de l'Armée rouge...






