Faits et événements Pas d'augmentation du prix des logements jusqu'à l'horizon 2010
Une bonne nouvelle pour ceux qui pensent construire ou acheter des nouveaux logements : la Commission européenne devrait prolonger l'exception concernant la TVA sur le logement jusqu'à 2010. Une décision adoptée avec satisfaction aussi bien par le gouvernement que par les entrepreneurs et, naturellement, par le simple citoyen tchèque.
Aujourd'hui, la TVA sur les logements est la plus basse, seulement 5 %. A
partir de l'année prochaine, d'après les résultats des négociations entre
les autorités tchèques et l'Union européenne, seuls les logements classés
comme « sociaux » auraient pu bénéficier de ce plus bas taux d'imposition.
Les autres seraient imposés à 19 % de TVA. Pour cela, le gouvernement a,
encore au mois de février dernier, définit ce qu'est un logement social :
dans le cas d'une maison individuelle, la superficie ne peut pas dépasser
les 350 mètres carrés, dans le cas d'un appartement, cette superficie est
de 120 mètres carrés au maximum. La Commission européenne vient de
proposer une prolongation de l'application du taux de 5 % pour les
logements en République tchèque. Elle serait valable, dans le cas d'un
vote favorable des commissaires européens d'ici au 4 juillet, ce qui ne
devrait pas poser de problème, jusqu'en 2010. Le ministre des Finances,
Miroslav Kalousek, s'est certes, déclaré satisfait d'une telle
proposition, mais il attend que la Commission européenne la confirme
officiellement. Pourquoi le chef des Finances de la République tchèque
serait-il satisfait d'une TVA plus basse sur les logements, alors que cela
entraîne une perte de revenus pour le Trésor public ? D'après Marketa
Sichtarova, économiste de la société de développement Next Finance, cela
empêchera une déformation du marché du logement. En effet, si la TVA
augmentait à partir de 2008 pour une certaine catégorie de logements, le
simple citoyen lors de son choix d'un appartement ou de la construction
d'une maison individuelle, opterait pour une solution qui entrerait dans
la catégorie des logements « sociaux », afin de ne pas payer une TVA plus
élevée. En fin de compte, ce choix conduirait à un manque à gagner aussi
bien pour le Trésor public que pour les banques, les investisseurs ou les
entrepreneurs.
Dana Trezziova, vice-ministre des Finances, affiche une
position réservée : pour l'instant, la définition de ce qui est et n'est
pas un logement social est conservée. Dans le cas d'une prolongation de
l'exception de la TVA sur le logement par la Commission européenne jusqu'à
2010, le ministère des Finances présenterait un nouveau projet de la
définition du logement « social », en janvier 2011 seulement. La fièvre du
logement, de la construction de nouvelles maisons individuelles, de l'achat
de nouveaux appartements soumis à une TVA de 5 % seulement n'aura donc pas
lieu d'ici à la fin de cette année. D'un autre côté, la TVA sur le
logement augmentera certainement, et cela en deux fois : tout d'abord en
raison de la réforme des finances publiques et ensuite après l'expiration
de l'exception accordée par l'Union européenne.







