Faits et événements One World : concrétiser la souffrance

11-03-2009 15:51 | Anna Kubišta

One World (en tchèque, Jeden Svět) est aujourd’hui le plus grand et le plus important festival du film des droits de l’homme en Europe. Chaque année depuis 11 ans, One World présente une sélection de films venus du monde entier et s’attache à promouvoir les meilleurs documentaires consacrés à des thèmes sur la société, l’engagement politique, les droits humains. S’adressant cette année en priorité à la jeune génération d’après 1989, le festival a choisi de mettre en ligne gratuitement plusieurs films sur son site web, comme l’a expliqué Tereza Porybná.

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 « Cette année, on a mis 24 films sur notre site Internet, il s’agit de films sur la démocratisation des pays de l’Est, surtout les pays dits de Visegrad, c’est-à-dire la République tchèque, la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie, mais il y a aussi des documentaires sur l’Allemagne de l’Est. C’est une collection de films qui offre plusieurs regards, nous pouvons nous informer sur l’économie, la vie quotidienne. »

One World est un festival qui a quand même 11 ans d’existence, le spot cette année met en scène des bébés, et One World, a justement ‘fait des bébés’... Il existe des festivals similaires dans d’autres pays qui ont été inspirés par One World en République tchèque...

Photo: Štěpánka BudkováPhoto: Štěpánka Budková « Il y en a beaucoup. Nous avons préparé un petit livre sur tous les festivals des droits de l’homme que One World a inspirés. C’est intéressant : il y a des exemples de festivals au Kenya, en Roumanie, en Serbie, au Kirghizstan. Tous se sont inspirés de One World mais chacun à sa façon. On aide mais on donne beaucoup de liberté à nos collaborateurs. Ce ne sont donc pas des jumeaux mais des individus. »

Pourriez-vous nous rappeler comment est né le festival, à l’origine ?

 « L’idée initiale était de montrer aux Tchèques où se trouvent les pays qui ont besoin de l’aide humanitaire. L’idée était très simple : il faut concrétiser la souffrance, il faut montrer des histoires, des images. Le festival nous semblait un bon moyen de le faire. »

Avez-vous remarqué une hausse des adhésions au club des amis de People In Need, l’ONG qui organise le festival ?

 « Le festival aide beaucoup. Chaque année, nous projetons des spots sur le club des amis de People In Need. Cela aide beaucoup parce que nous vivons dans un monde de culture de l’image. L’année dernière, avec notre film sur le Congo, on a collecté 500 000 couronnes pendant le festival pour une clinique au Congo. C’était grâce au club des amis de People In Need et grâce au film, car les gens ont vu exactement ce qui se passe là-bas. »

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