Faits et événements Négociations post-électorales : le président de la République entre dans la danse
Pour la première fois depuis la tenue des élections législatives les 2 et 3 juin derniers, le président de la République est intervenu activement dans les négociations pour la formation d'une nouvelle coalition gouvernementale.
Vojtech Filip, Mirek Topolanek, Miroslav Kalousek et Martin Bursik, photo: CTK
De retour d'une visite de trois jours en Roumanie, Vaclav Klaus a reçu,
jeudi, au Château de Prague, les leaders du Parti des Verts, Martin
Bursik, des chrétiens- démocrates (KDU-CSL), Miroslav Kalousek, ainsi que
du Parti communiste (KSCM), Vojtech Filip. Vendredi, il poursuivra ses
entretiens avec le Premier ministre sortant et chef de la
social-démocratie (CSSD), Jiri Paroubek, puis avec Mirek Topolanek,
président du Parti civique démocrate (ODS) vainqueur des élections.
Vaclav Klaus et Miroslav Kalousek, photo: CTK
Mercredi, les représentants des cinq partis ayant accédé à la Chambre des
députés ne sont pas parvenus à trouver d'accord pour la nomination d'un
candidat pour l'élection du président de la Chambre basse du Parlement,
prévue initialement vendredi. Une élection importante dans la mesure où si
la coalition gouvernementale tripartite mise sur pied par Mirek Topolanek
ne parvenait pas à obtenir deux fois de suite la confiance du Parlement,
alors c'est au président de sa Chambre basse, et non plus au chef de
l'Etat, que reviendrait le droit de nommer la personne chargée de former
le nouveau gouvernement.
Rappelons que la coalition de centre-droit constituée du Parti civique démocrate, des chrétiens-démocrates et des Verts, avec à sa tête Mirek Topolanek, ne dispose pas de la majorité à la Chambre des députés, avec seulement 100 des 200 sièges. L'autre moitié revient aux deux formations de gauche, les sociaux-démocrates et les communistes. Or, les sociaux-démocrates, qui ont obtenu le deuxième meilleur résultat lors du scrutin législatif, continuent d'estimer, en s'appuyant pour cela sur la Constitution, que si Mirek Topolanek échouait deux fois dans la tâche qui lui a été confiée par Vaclav Klaus, c'est alors à un de leurs représentants que devrait revenir le droit de former un nouveau gouvernement.







