Faits et événements Moins de deux semaines avant l’élection présidentielle
Si le président de la République était élu au suffrage universel, l’actuel chef de l’Etat Vaclav Klaus serait reconduit dans son mandat. C’est ce que nous apprennent les plus récents sondages d’opinion. Pourtant, bien que le président tchèque soit élu par les deux Chambres du Parlement, il semble que les députés et les sénateurs soient du même avis que leurs concitoyens. L’adversaire de Vaclav Klaus n’abandonne pas pour autant la partie.
Martin Bursik, photo: CTK
Le Parti des Verts qui a présenté la candidature de l’économiste
tchéco-américain Jan Svejnar, à l’élection présidentielle du 8
février, a confirmé son choix, lors de la réunion de son Conseil
républicain, vendredi dernier. Cependant, le parti ne sait pas vraiment
sur qui compter pour soutenir cette candidature. Les Verts ne disposent que
des six voix de leurs députés et restent réservés sur le soutien
d’autres formations politiques. Leur président, Martin Bursik, le
confirme :
« Nous sommes témoins de divers bluffs. Nous apprenons régulièrement que l’adversaire de Jan Svejnar a été assuré des voix de telles ou telles personnes et nous en sommes un peu amusés. En effet, nous y voyons un peu plus profondément et nous connaissons les idées des personnes qui sont prêtes à soutenir Jan Svejnar. »
Jan Svejnar, photo: CTK
Jan Svejnar possède deux nationalités : tchèque et américaine. Ce qui
représente un handicap sérieux aux yeux de certains parlementaires. Il en
était pleinement conscient et vient d’annoncer que, dans le cas où il
serait élu président de la République, il abandonnerait la nationalité
américaine. Il a réfuté les spéculations sur une certaine tactique de
sa part pour obtenir les voix des partis de gauche :
« C’est une chose qui revêt une grande importance émotionnelle pour moi. J’ai voyagé dans le monde pendant presque dix ans, comme un fugitif, sans aucun passeport, j’ai été très reconnaissant aux Etats-Unis de m’avoir accordé la nationalité américaine, et je ne prends donc pas cette décision à la légère. En aucun cas, il ne peut s’agir d’une tactique quelconque. »
Vaclav Klaus, photo: CTK
La tactique, on la discerne peut-être dans les efforts déployés par
certains députés sociaux-démocrates surtout qui appellent à élire le
président de la République à la faveur d’un scrutin public. Pourtant,
les présidents des deux chambres du Parlement, aussi bien Miloslav Vlcek
social-démocrate dans l’opposition qui préside la Chambre des
députés, que Premysl Sobotka, du Parti civique démocrate gouvernemental
et président du Sénat, sont pour le scrutin secret. Leur argument ?
L’usage dicte que les parlementaires ne décident de la personne du chef
de l’Etat en scrutin public que dans les cas d’urgence. Miloslav Vlcek
a fait savoir que c’est sur la base de l’opinion de tous les groupes de
députés, des experts en droit constitutionnel et des sénateurs qu’il
proposera le mode de procédure, au début de la réunion commune des deux
chambres, le 8 février au Château de Prague.






