Faits et événements L'opposition birmane reçoit le soutien de la République tchèque

06-09-2004 | Alexis Rosenzweig

En visite ce lundi à Prague, le Premier ministre du gouvernement démocrate birman en exil a été reçu par le ministre tchèque des Affaires étrangères, Cyril Svoboda.

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Sein Win, Premier ministre du gouvernement démocrate birman en exil et le ministre tchèque des Affaires étrangères Cyril Svoboda, photo: CTKSein Win, Premier ministre du gouvernement démocrate birman en exil et le ministre tchèque des Affaires étrangères Cyril Svoboda, photo: CTK L'Union européenne devrait renforcer les sanctions prises à l'encontre de la Birmanie, pays aujourd'hui officiellement dénommé Myanmar, tenu d'une main de fer par la junte militaire au pouvoir. Sein Win, Premier ministre du gouvernement démocrate birman en exil, l'a répété une nouvelle fois au chef de la diplomatie tchèque:

"Ce qui manque jusqu'à maintenant, ce sont des sanctions économiques. Dans le cas de mon pays, c'est très clair, il s'agit d'une économie monopolistique dont bénéficie exclusivement la junte au pouvoir", a indiqué le docteur Sein Win, qui vit aujourd'hui aux Etats-Unis...

La junte militaire birmane compte, depuis longtemps, parmi les pays où sont régulièrement bafoués les droits de l'Homme. Des sanctions économiques efficaces sont réclamées par l'ensemble des opposants à la junte, et par la plus célèbre d'entre eux, emprisonnée à maintes reprises, Aung San Suu Kyi.

Cyril Svoboda a semblé entendre le message apporté à Prague par le docteur Sein Win. Comme il l'a indiqué à l'issue de la rencontre, la République tchèque est déterminée à apporter son soutien aux oppositions démocratiques des pays où ne sont pas respectés les droits de l'Homme:

"Il n'y a eu aucun progrès réalisés en Birmanie au niveau des droits de l'Homme et du processus de démocratisation. Nous sommes très déçus", a indiqué le ministre des Affaires étrangères, en précisant quels étaient les autres pays qui font l'objet d'une attention particulière à Prague:

"Bien sûr il s'agit de Cuba, mais aussi de la Corée du Nord, et de l'un de nos pays 'préférés', la Biélorussie."

En ce qui concerne le Myanmar, Cyril Svoboda s'est déclaré convaincu que des sanctions économiques étaient nécessaires pour que les investissements étrangers ne viennent pas remplir les caisses de la junte. Il s'est également engagé à aborder le sujet dès le début du prochain sommet Asie-Europe, qui se tiendra à Hanoï au mois d'octobre.

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