Faits et événements Libor Uher, deuxième Tchèque au sommet du K2
Libor Uher est devenu, vendredi dernier, le deuxième alpiniste tchèque de l'histoire à gravir les 8611 mètres du K2, deuxième plus haut sommet au monde. L'ascension, considérée comme la plus difficile et la plus dangereuse parmi les quatorze sommets à plus de 8000 mètres de la planète, est d'autant plus marquante qu'elle a été réalisée sans oxygène.
Libor Uher, photo: CTK
A l'heure où le Tour de France et le sport de haut niveau plus généralement
sont éclaboussés par les scandales de dopage et les affaires en tout genre,
il reste néanmoins quelques disciplines auxquelles les amoureux de sport et
d'aventure peuvent se raccrocher pour assouvir leur besoin de rêver. Pour
ses récits légendaires et pour la part de mystère qui enveloppe encore les
montagnes, l'alpinisme fait partie de ces disciplines.
Vingt-et-un ans après Josef Rakoncaj, qui était alors parvenu au sommet pour la deuxième fois de sa carrière, Libor Uher, âgé de 36 ans, est ainsi devenu le deuxième Tchèque à réussir l'ascension du K2, la montagne la plus redoutée et la plus meurtrière au monde située dans le massif du Karakoram, à la frontière sino-pakistanaise, dans la région du Cachemire.
K2, photo: CTK
L'expédition tchèque, présente sur place depuis deux mois, était composée
de huit membres, le dernier d'entre eux abandonnant cependant Libor Uher
seul à son sort à 8300 mètres d'altitude, soit à un peu plus de 300 mètres
du but. L'alpiniste tchèque a donc ensuite atteint le sommet de la montagne
aussi appelée Chogori en compagnie d'une équipe américaine, peu après une
expédition russe de trois alpinistes, qui ont cependant eu recours aux
bouteilles d'oxygène. Selon l'Agence de presse tchèque CTK, l'ascension a
été d'autant plus difficile qu'un vent fort de 60 km/h soufflait vendredi,
seule journée ayant permis d'envisager de s'engager dans la dernière partie
de l'ascension.
Restait ensuite la descente, tout aussi compliquée et risquée que
l'ascension. Finalement, une nouvelle fois aidée par les Américains qui
lui ont permis de passer la nuit dans leur tente, Libor Uher a rejoint le
camp de base, où l'attendaient ses compagnons tchèques, dimanche soir,
sain et sauf. Confiant ses impressions sur le site Internet de
l'expédition baptisée Ostrava 2007, Libor Uher était bien conscient de la
chance qui l'a accompagné tout au long de son aventure. « Je remercie la
montagne de m'avoir laissé passer », a-t-il simplement dit, tout en
promettant, malgré son immense bonheur, de ne plus jamais retourner au
sommet du K2.






