Faits et événements Les touristes tchèques seraient l’objet de brimades en Allemagne et en Autriche
Avec l’entrée de la République tchèque dans l’espace Schengen, les contrôles aux frontières ont disparu et les citoyens des pays qui en font partie devraient donc voyager sans aucun problème dans cet espace. Pourtant, certains Tchèques affirment avoir rencontré des contrôles problématiques en Allemagne et en Autriche, à tel point que le ministère de l’Intérieur tchèque a été obligé de s’y intéresser.
Le ministre de l’Intérieur, Ivan Langer, photo: CTK
Le ministre de l’Intérieur, Ivan Langer, s’était déjà exprimé sur
ce problème dans la presse, il y a quelque temps. Il vient d’y revenir,
ce vendredi, dans l’émission du matin de la première chaîne de la
Télévision tchèque. Il y a confirmé que certains citoyens tchèques
affirment qu’ils sont victimes de brimades en Allemagne et en Autriche,
car les contrôles de leurs polices les viseraient intentionnellement,
alors que les citoyens d’autres pays ne sont pas contrôlés. Ce
problème a d’ailleurs été également évoqué à la rencontre de deux
jours des ministres de l’Intérieur du Forum de Salzbourg (regroupant
L’Autriche, la Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie, la Pologne, la
Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie) qui vient de prendre fin à Prague.
Son thème était justement l’avenir de Schengen, la coopération dans la
sécurité routière et le projet de Pacte européen sur la migration et
l’asile. A la Télévision tchèque, Ivan Langer a déclaré que même
dans l’espace Schengen tous les pays ont le droit de contrôler les
véhicules et les personnes qui y circulent quelles que soient leurs
nationalités. Pourtant, il va mener une enquête pour déterminer si les
Tchèques ne sont véritablement pas l’objet de brimades lors de leurs
voyages dans d’autres pays. Quelles sont les mesures prises par le
ministère de l’Intérieur ?
« Nous disposons de nombreuses données fournies par les citoyens tchèques qui voyagent à l’étranger, surtout des usagers réguliers des lignes d’autobus internationales. Je ne sais pas s’il on peut vraiment parler de brimade, mais après l’abolition des contrôles, nous avons reçu certains signaux indiquant qu’elle n’était pas toujours pleinement respectée. Pour cela, nous avons offert la possibilité d’en informer par téléphone, mail ou courrier le ministère de l’Intérieur. »
S’il s’avère que les Tchèques sont effectivement victimes de
brimades, le ministre de l’Intérieur ne compte pas en rester là. On
l’écoute :
« En tout état de cause, je pourrais et je pense le faire, informer mes collègues surtout d’Allemagne et d’Autriche, leur faire part de notre mécontentement à ce sujet. La réaction maximale serait l’ouverture de ce thème à la réunion des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne, car il s’agirait d’une violation cachée du codex de Schengen et je suis certain que ce ne serait pas dans l’intérêt de la Tchéquie, de l’Allemagne ou de l’Autriche. »
Les autorités des deux pays intéressés affirment que les contrôles ne visent pas les Tchèques seulement et qu’ils ont lieu dans l’intérêt de la sécurité de tout l’espace Schengen, donc de la Tchéquie également.







