Faits et événements Les Tchèques se réjouissent de la libération des journalistes français en Irak

22-12-2004 | Magdalena Segertová

"Heureuse fin du drame des journalistes en Irak", "Les otages français sont libres", titrent, ce mercredi, les quotidiens tchèques.

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Christian Chesnot et Georges Malbrunot, photo : www.rfi.frChristian Chesnot et Georges Malbrunot, photo : www.rfi.fr En République tchèque aussi, la libération des journalistes français Georges Malbrunot et Christian Chesnot, détenus depuis plus de quatre mois en Irak, a été accueillie avec une joie sincère. Le milieu journalistique a suivi le drame de ses confrères avec une attention particulière : les souvenirs d'une semaine de captivité, en avril dernier, en Irak, de deux reporters de la Radio et de la Télévision tchèques et d'un cameraman, sont encore frais. Il y a deux mois, alors que les deux Français étaient encore retenus en Irak, l'ex-otage de la Radio tchèque, Vit Pohanka, a parlé de ses sentiments sur leur situation à Alexis Rosenzweig.

Vit PohankaVit Pohanka "Personnellement, quand je pense à Christian Chesnot Georges Malbrunot, il suffit que je lise quelque chose sur leur situation pour ressentir même physiquement un certain malaise. Ils sont peut-être retenus seulement dans le but, pour les ravisseurs, d'avoir l'occasion d'exercer une pression et peut-être même dans le but de se faire de l'argent. C'est doublement injuste dans leur cas : nous savons, et les Irakiens aussi le savent, quelle a été la position de la France contre l'invasion en Irak."

Mais enfin, Vit Pohanka a constaté que le fait que Ch. Chesnot et G. Malbrunot soient de nationalité française était un facteur positif.

"Je pense que cela joue certainement en leur faveur. Dans notre cas, malgré le fait que les ravisseurs connaissaient vaguement la Tchécoslovaquie, et pas la République tchèque, ils ignoraient la présence des policiers militaires tchèques sur le sol irakien. Heureusement, nos policiers étaient stationnés dans le sud, près de Bassorah, et nous étions, comme nos collègues français apparemment, près de Fallouja. Je crois que s'ils n'étaient pas Français, leur sort aurait déjà été celui subi par les derniers otages assassinés."

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