Faits et événements Les socialistes européens se réuniront en décembre prochain à Prague
En décembre prochain, Prague sera pour la première fois le théâtre du congrès des socialistes européens. Les préparatifs de cet événement et les enjeux qu’affronte l’Union européenne en 2009 ont figuré au menu des conversations qu’a eues à Prague le chef du Parti Socialiste Européen (PSE) Philippe Cordery.
Philippe Cordery, photo: CTK « L’élection européenne est très importante. Nous sommes dans une
période de crise, les citoyens sont inquiets par rapport à leur avenir,
par rapport aussi à l’Union européenne et tout ce qu’ils voient
maintenant, ce sont des gouvernements de droite qui mènent l’Union
européenne dans une voie qui ne vas pas à leur avantage. Nous voulons
utiliser ces élections pour proposer un projet alternatif, une Union
européenne qui s’occupe véritablement des intérêts des citoyens, de
leur avenir, de leurs préoccupations concrètes. Je prends l’exemple de
la petite enfance, où nous avons des objectifs pour que les petits enfants
puissent aller dans les crèches, dans des endroits publiques, tandis que
la droite veut détruire ça. Ce ne sont pas les gens qui doivent payer les
aléas de la crise. «
Voyez-vous d’autres défis pour l’UE en 2009 ?
« Le défi économique et social, c’est principal, parce que c’est ce qui nous préoccupe le plus avec la crise financière et économique. Nous avons aussi d’autres objectifs en matière d’environnement, de droits des femmes, de droits des citoyens et nous espérons aussi que nous pourrons arriver à la fin de cette année avec le Traité de Lisbonne qui sera ratifié par tous les pays de l’Union européenne ».
Donnez-vous aux élections européennes plus de chance à la gauche ?
« Ce n’est pas une question de chance, c’est une question de raisons objectives. Aujourd’hui, les seuls qui ont une réponse cohérente par rapport à cette crise et qui donnent un espoir à la population, c’est la gauche européenne. Parce que ce n’est pas notre crise, ce n’est pas nous qui avons prôné les politiques menant à cette crise. C’est la droite ultra-libérale qui a provoqué cette crise, cette crise n’est pas arrivée par hasard et nous voulons donner une autre régulation du monde pour que cette crise ne puisse pas se reproduire ».






