Faits et événements Les priorités de la présidence tchèque de l’Union européenne
Le Premier ministre, Mirek Topolánek, et le vice-premier ministre chargé des Affaires européennes, Alexander Vondra, ont présenté les priorités de la présidence tchèque de l’Union européenne, lors d’une conférence de presse ce mardi à Prague. Mais il n’a pas seulement été question de ces priorités.
Photo: Commission européenne
Le 1er janvier, la République tchèque a succédé à la France à la
présidence de l’Union européenne avec la devise « L’Europe sans
barrière », comme l’a rappelé le Premier ministre au début de la
conférence de presse. Dans le respect de cette devise, la Tchéquie
désire œuvrer pour l’abolition des obstacles sur le libre marché du
travail qui existent encore souvent dans les pays anciens membres de
l’Union. Elle veut aussi relancer le débat sur la libéralisation des
services, la simplification de la régulation et la diminution de
l’administration. Pourtant, les principales priorités seront placées
sous le signe de trois « E » : l’économie, l’énergétique et
l’Europe dans le monde. Le vice-premier ministre chargé des Affaires
européennes, Alexander Vondra, a expliqué qu’à la tête de l’Union,
la Tchéquie devra assurer la coordination du plan de sauvetage des
économies des pays membres, adopté en décembre dernier à Bruxelles.
Dans le domaine énergétique, il s’agira en premier lieu de la poursuite
du processus de réformes de la politique énergétique, mais aussi
agricole de l’Union. D’autres secteurs ont aussi été évoqués, comme
par exemple le réchauffement climatique, l’écologie ou la révision du
budget communautaire. La Tchéquie, en tant que coordinateur, image et
porte-parole de l’Union européenne, devra aussi animer la discussion du
Traité de Lisbonne, même sans l’avoir encore ratifié. Alexandr Vondra
a encore indiqué certaines autres tâches qui attendent la République
tchèque :
Alexander Vondra, photo: CTK
« Prague organisera le sommet sur le partenariat oriental, comme la
France a organisé l’été dernier le sommet sur l’Union
méditerranéenne. Il réunira les vingt-sept pays membres et six pays du
partenariat oriental. Nous voulons aussi organiser une rencontre entre les
représentants de l’Union européenne et des Etats-Unis, à l’occasion
de la visite du président américain en Europe. »
Lors de la conférence de presse, un grand intérêt a été consacré à deux gros problèmes auxquels la Tchéquie doit faire face au début de sa présidence : le conflit au Proche-Orient et le litige entre la Russie et l’Ukraine sur les livraisons de gaz. A ce sujet, Alexandr Vondra a présenté la déclaration de l’Union européenne et de sa présidence tchèque :
Alexandr Vondra et Mirek Topolánek, photo: CTK
« La présidence tchèque et la Commission européenne demandent à ce
que les livraisons de gaz vers l’Union européenne soient immédiatement
reprises et que les deux parties, donc la Fédération russe et
l’Ukraine, reprennent leurs négociations pour arriver à trouver une
solution finale à leur différend commercial. »
Le Premier ministre tchèque, Mirek Topolánek, a dû répondre à une dernière question concernant la succession tchèque à la présidence de l’Union par le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy :
« C’est une importante personnalité de la politique non seulement en France, mais aussi en Europe et dans le monde. La présidence de l’Union lui a offert deux grandes occasions de se montrer en leader. Ce furent le conflit entre la Russie et la Géorgie et sa réaction directe à la crise financière. Je ne pense pas qu’il sera facile de lui succéder, mais je ne croix pas que cela soit impossible. »








