Faits et événements Les écoles « amicales » vis-à-vis de l'environnement
Ce mercredi, les élèves et les enseignants de 21 écoles tchèques ont reçu, au Sénat, Chambre haute du Parlement tchèque, le titre de « Eco-école (Eco Schools) », une distinction pour les établissements scolaires qui se montrent sensibles aux défis écologiques. C'est un système détaillé de certification écologique organisé en Tchéquie par l'association Tereza sous la tutelle des ministères de l'Environnement et de l'Education.
Photo: www.terezanet.cz
Pour les élèves des écoles en question il ne s'agit pas que d'une éducation
plus ou moins théorique à l'environnement et au développement durable. Le
ministre tchèque de l'Environnement, Martin Bursik, apprécie notamment le
côté pratique du projet :
« Les élèves participent à l'écologisation de l'école. Ils font des projets, ils prennent des décisions et ils participent aussi à la réalisation de mesures tout à fait concrètes : tri des déchets, économie de l'eau et de l'énergie, etc. Les enfants entrent donc en contact avec tout cela à l'école et, de retour à la maison, ils diront peut-être à leurs parents de vivre, eux aussi, de façon plus écologique. »
Et le ministre de donner l'exemple d'étudiants qui ont présenté un projet
pour réduire la consommation d'eau dans les toilettes de leur école. Après
l'installation d'économiseurs dans les toilettes, la consommation d'eau a
baissé de manière significative et l'investissement dans les économiseurs
a été récupéré en quelques jours.
Comment sensibiliser la jeune génération aux problèmes écologiques ? Faut-il inculquer aux jeunes à l'école les principes environnementalistes? Le ministre Martin Bursik est confiant dans l'esprit écologique des jeunes :
« Je refuse de sous-estimer la jeune génération. Mon père, qui a été
pendant quelque temps psychiatre pédiatrique, disait que les parents
sous-estimaient toujours leurs enfants, leur intelligence et leur capacité
à saisir les problèmes dans leur ensemble. En réalité, il s'agit d'une
génération de jeunes qui ne sont plus marqués par le communisme, n'ont
vécu ni la période de dévastation de l'environnement, ni la ruée sur les
articles de consommation juste après le chute du communisme. Ces jeunes
sont complètement dépourvus de préjugés contre l'écologie. Je me suis même
rendu compte en donnant des conférences que c'est par l'écologie qu'ils se
déterminent par rapport à leurs parents. »
Selon le ministre, les enfants ont toujours besoin de thèmes de ce genre
pour pouvoir dire à leurs parents : « Vous avez mal fait. »







