Faits et événements Les centres commerciaux praguois accueillent des marchés français
Les centres commerciaux de Prague offrent de plus en plus souvent leur espace pour accueillir, souvent le temps d’un week-end, de petits stands qui reconstituent des petits marchés. Cette semaine, c’est dans le centre commercial de Chodov, dans le sud de Prague, qui est un des centres commerciaux les plus fréquentés de la capitale, que sont venus s’installer quatre distributeurs de gastronomie française. Radio Prague est allée à leur rencontre.
C’est à Gaël Dandelot, qui propose des fromages que nous nous sommes
adressés en premier, pour lui demander si les clients sont au rendez-vous
en cette fin de matinée :
« Ca marche relativement bien. Pour l’instant c’est encore calme. En général, le vendredi, c’est plutôt bien. J’ai fait le marché hier déjà, c’était correct. Mais c’est plutôt intéressant pour moi. »
Est-ce que ça se produit souvent ce genre de marchés dans les centres commerciaux ?
« Assez souvent. Plusieurs centres commerciaux accueillent ce type de
marché, presque une fois par semaine, ou une fois toutes les deux
semaines. »
Ce sont toujours les mêmes exposants ?
« Il y a un certain nombre d’exposants qui tournent. Il doit y avoir une dizaine d’exposants, mais qui ne font pas forcément tous les marchés. Je ne fais pas tous les marchés. »
D’autres stands proposent aussi des fromages français. La concurrence est rude ou ça peut aller ?
« Il y a de la concurrence. Mais quand il y a de la concurrence, cela
veut dire que le produit a un intérêt. On fait donc avec, ça parait
normal qu’il y ait de la concurrence. »
D’autre part, vous vendez des fromages par Internet. On reparlera de votre entreprise, Fransyr, à l’occasion d’une prochaine émission. Mais est-ce un plus pour vous de venir ici ?
« Oui, c’est un plus parce que ça me permet de renouveler les stocks. C’est un des gros avantages, parce que je peux vendre plus de quantité, et donc écouler les stocks pour pouvoir les renouveler ensuite, et de façon à avoir toujours des produits qui restent frais. »
Concernant le succès du fromage français auprès des Tchèques, on a
l’impression que ça marche de plus en plus. Est-ce vraiment le cas ?
« Je pense qu’il y a un intérêt. Beaucoup de gens ont voyagé en France et ont eu l’occasion de gouter du fromage différend, surtout qu’en République tchèque, il n’y a pas grand-chose. On se rend compte que les gens commencent à connaître certains fromages. Ce sont surtout des fromages à pâte dure, mais il y a de plus en plus de gens qui connaissent et qui en recherchent. »
Autre produit typiquement français, les saucissons, vendus par un jeune
étudiant tchèque, qui travaille pour l’entreprise tchèque « Very good
sausages » :
« Ce sont des saucissons typiquement français. Nous avons environ quinze sortes, de sanglier, d’âne, de canard, aux noix, au fromage de chèvre ou au bleu. Ce genre de saucisses, faites de viande sèche, n’est pas traditionnel. Mais les gens goutent volontiers, achètent et reviennent. »
Parmi les stands se trouve celui de l’épicerie fine Jan Paukert. Cette
maison historique de la gastronomie tchèque, fondée en 1916 et
ré-ouverte après rénovation en octobre 2008, se met également aux
produits français. Sur le stand de ce marché, pas de chlebicky – ces
tartines de pain agrémentées de salades et de charcuteries présentées
de façon artistique – mais des fromages et des pâtés français, ou
presque :
« Nous vendons des fromages français, fermiers, faits à partir de lait
non pasteurisés et labellisés AOC. Et nous offrons aussi des pâtés que
nous faisons dans notre épicerie, à Prague. Nous proposons aussi de la
moutarde de Dijon, du foie gras du sud-ouest de la France. Le plus grand
succès, ce sont les pâtés faits selon les recettes françaises. Nous
utilisons les foies de volaille, la viande, sans stabilisateur ou
conservateur. Et aussi les fromages ont beaucoup de succès. On les achète
directement chez les fromagers et dans les affineries. Donc ils sont dans
de très bonnes conditions. »
Le prochain marché français se tiendra dans le centre de Novy Smichov à Andel, les 11 et 12 février prochain.
Photos : Anne-Claire Veluire









