Faits et événements L’enjeu de la présidence tchèque vu de Paris
Comment l’enjeu de la présidence tchèque, face aux multiples crises qu’elle doit affronter, est-il vu de Paris ?
Photo: www.eu2009.cz « Question crise, la présidence tchèque de l’Union européenne qui
vient laborieusement de démarrer, pour les six mois à venir, est bien
servie. Et au moins, à en croire la presse française, c’est peut-être
le seul point qui met complètement d’accord Prague et Paris où le
président Sarkozy a visiblement du mal à lâcher les commandes
européennes, d’autant que la direction actuelle de la République
tchèque, à l’exception notable du ministre des Affaires étrangères,
Karel Schwarzenberg, a une réputation d’eurosceptique notoire, comme le
Premier ministre Mirek Topolánek, pour ne pas dire carrément
d’europhobe comme le Président Václav Klaus, qualifié par le quotidien
français Le Monde, je cite, « le mouton noir de l’Europe ». Pour
mesurer l’immensité de la tâche qui attend la direction tchèque de
l’Union, il semble suffisant de citer seulement la crise entre Kiev et
Moscou, la guerre de Gaza où la France semble vouloir agir seule malgré
les délégations officielles, et enfin les Tchèques doivent au moins
essayer de trouver comment faire face à la crise économique et
financière qui secoue l’ensemble des économies mondiales. Et en premier
lieu définir le nouveau partenariat entre l’Union européenne et les
Etats-Unis de Barack Obama. Ce n’est qu’en lisant les commentaires plus
ou moins acerbes de la presse française qu’on peut se dire à Prague que
c’est la meilleure chose qui a pu arriver à la présidence tchèque de
l’Union. En France, on s’attend au pire. Pour s’en rendre compte, il
suffit de citer le commentaire des Dernières Nouvelles d’Alsace. Pour ce
quotidien strasbourgeois, la présidence tchèque de l’Union européenne
c’est comme la Vénus de Milo, c’est beau comme Prague. Mais je cite,
« ça manque de braves pour se saisir des problèmes ». Les Tchèques ne
peuvent pour l’instant que répliquer : le pire n’est pas toujours
sûr. Alors qui va avoir raison ? On va le scruter semaine après semaine
jusqu’à la prochaine présidence suédoise qui va débuter le 1er
juillet 2009 à Stockholm».








