Faits et événements Le virus de grippe porcine est arrivé en Tchéquie
Le premier cas avéré de grippe porcine a été confirmé, ce lundi, en République tchèque qui devient ainsi le 47e pays du monde touché par le virus parti, il y a un mois, du Mexique.
Photo: Commission européenne
Le premier Tchèque contaminé par le virus de la grippe A/H1V1 dite
porcine est un pilote de la ČSA. Les symptômes de grippe porcine sont
apparus chez cet homme de 29 ans résidant à Prague peu après son retour
de New York. Vu le déroulement léger de la maladie, la prise de Tamiflu
n’a même pas été ordonnée et le patient placé en isolement à
domicile est en bon état de santé. Neuf autres personnes qui ont été en
contact avec lui sont en observation à l’hôpital de Bulovka. Pour le
médecin-chef du pavillon des maladies infectieuses de cet hôpital, Hana
Roháčová, il n’y a pas lieu d’intensifier les mesures hygiéniques
que la République tchèque avait prises en accord avec les recommandations
de l’OMS :
« Cette grippe qui fait tant parler d’elle est une grippe de type nouveau, néanmoins, les symptômes, dans nos conditions, et avec notre système immunitaire, sont légers et pratiquement analogues à ceux par lesquelles se manifestent les grippes saisonnières. La question qui se pose est de savoir ce que le virus deviendra à l’avenir. En ce moment, il n’y a aucune raison de s’inquiéter, ou de porter un masque anti-grippe. »
Michael Vít, photo: CTK
Le chef du service d’hygiène, Michael Vít, confirme que le virus est
moins virulent qu’on ne le redoutait et la période estivale est un
facteur favorable qui empêche sa propagation. Ce qu’il faut craindre, ce
serait une mutation avec le virus de la grippe aviaire qui augmenterait son
potentiel pathogène et rendrait le déroulement de la maladie plus
compliqué. L’apparition du premier casa ravivé le débat sur le vaccin
contre la grippe porcine, On écoute Roman Prymula, président de la
Société tchèque de vaccination :
« Le vaccin n’existe pas, en ce moment, il faut seulement l’élaborer. Dix semaines au minimum, ou plutôt six mois seront encore nécessaires pour produire les premiers vaccins. »
Quant aux réserves de médicaments anti-viraux, elles sont en ce moment suffisantes pour 20% de la population tchèque. Celle-ci est toutefois mise en garde contre la prise des anti-viraux à titre préventif du fait qu’elle pourrait les rendre inefficaces, en cas de besoin réel. A ce jour, 113 personnes en République tchèque ont subi des examens pour dépister une éventuelle contamination par le virus de la grippe porcine qui a déjà touché 19 Etats européens.








