Faits et événements Le trafic routier va connaître d’importants changements dans le centre de Prague
La voie rapide qui traverse la capitale en haut de sa plus célèbre avenue, la place Venceslas, et qui en sépare brutalement son sommet où se dresse le Musée national, devrait disparaître sous terre. C’est l’objectif d’un mémorandum qui a été signé, mardi, par le Premier ministre, le maire de Prague, le ministre des Transports et le ministre de la Culture.
La place Venceslas et la 'magistrala', photo: Gerald Schubert
Cela fait des années que les autorités pragoises, les architectes et les
Pragois eux-mêmes demandent à ce que la place Venceslas soit
débarrassée de la hideuse voie rapide qui la traverse en son sommet. Une
communication routière empruntée par plus de 80 000 véhicules chaque
jour qui, en plus, isole le bâtiment du Musée national et l’ancien
bâtiment de l’Assemblée fédérale qui devrait en faire partie,,du
reste du quartier. La « magistrala », comme on l’appelle en tchèque,
est la cause de l’augmentation de la pollution, du bruit et forme une
sorte de muraille entre les différents quartiers qui la bordent. Un côté
négatif encore, elle devait servir à la traversée de Prague, mais elle
s’arrête après avoir franchi la Vltava et crée des embouteillages
monstres dans le quartier de Holešovice. Cela devrait changer avec le
mémorandum qui vient d’être signé, comme l’a expliqué le Premier
ministre, Mirek Topolánek :
Mirek Topolánek, photo: Gerald Schubert
« Il existe maintenant la possibilité de reconstituer la totalité de la
place Venceslas et en même temps de relier le bâtiment historique du
Musée national à son nouveau bâtiment, celui de l’ancienne Assemblée
fédérale. Le mémorandum sur l’action commune du gouvernement, de la
capitale Prague, du ministère des Transports et du ministère de la
Culture permettra aux habitants de la capitale et à ses visiteurs de jouir
pleinement du centre de Prague, afin que le trafic routier disparaisse sous
terre pour leur laisser la place. Afin que cet endroit redevienne ce
qu’il a été pendant des siècles, c’est-à-dire un endroit où l’on
vit et où l’on ne circule pas seulement. »
Et quelles seront les conséquences de la réalisation du mémorandum pour le Musée national ? Réponse par son directeur, Michal Lukeš :
Michal Lukeš
« Nous préparons la rénovation du bâtiment du Musée national et en
même temps sa communication avec le bâtiment de l’ancienne Assemblée
fédérale pour qu’à l’avenir, ce soit un musée comptant deux
bâtiments. Ils seront reliés par un tunnel et accessibles depuis la
station de métro, comme cela est courant dans le monde. Les expositions
seront installées dans les deux bâtiments et les visiteurs n’auront
aucun mal à circuler dans tout le musée. Il faut donc bien synchroniser
non seulement la reconstruction des deux bâtiments, mais aussi la
liquidation de la « magistrala » et son passage dans un tunnel, pour que
cet endroit soit remanié en une seule fois. »
Le Premier ministre a indiqué que le mémorandum ne représente pas un engagement juridique, mais que la volonté de le réaliser existe tout comme une partie des moyens financiers nécessaires.





