Faits et événements Le strass et les paillettes du Moulin Rouge séduisent par-delà les frontières
Le french cancan est le symbole le plus emblématique du célèbre cabaret du Moulin Rouge à Paris. Jean-Luc Péhau-Ricau est le directeur marketing de ce temple du music-hall. Il était de passage à Prague et a expliqué les raisons de sa présence au micro de Radio Prague.
Jean-Luc Péhau-Ricau « J’ai été invité par une société partenaire à Prague dans des
opérations marketing. Ils organisaient un week-end à Paris et
souhaitaient organiser une soirée au Moulin Rouge. »
Que gagnent les personnes tirées au sort ?
« Ils gagnent donc un week-end à Paris, une soirée au Moulin Rouge avec le dîner, le spetacle, et une demi-bouteille de champagne. Ils vont donc passer quatres heures de leur samedi soir au Moulin rouge et découvrir ce qu’est le véritable Moulin Rouge. »
D’après ce que vous avez pu entendre ici, quelle est l’image du Moulin Rouge en République tchèque ?
« En fait, je me suis aperçu que tout le monde connaît le mot ‘Moulin
Rouge’ mais il y a des appréhensions différentes. Une bonne partie
c’est une bonne image qui correspond à la réalité. Par contre, j’ai
réalisé que certaines personnes avaient aussi une image faussée, celle
d’un établissement un peu ‘hot’. Ce qui n’est pas vrai puisque le
music-hall n’est pas un établissement chaud. Et puis il ne faut pas
oublier qu’on accepte les enfants à partir de l’âge de six ans, donc
on ne peut pas être aussi chaud que ça ! Donc, quand on me dit cela, je
réponds : on ne devient pas le symbole d’un pays et le plus célèbre
cabaret du monde si vraiment il y a une connotation trop chaude. Il y a eu,
dans l’histoire du Moulin Rouge, le fait de présenter une partie de la
troupe en ‘topless’, il y a eu le french cancan qui était à
l’époque une danse provocatrice. Mais ça n’en fait pas un
établissement ‘chaud’. C’est vraiment une revue de music-hall qui
est faite par des artistes professionnels. Et c’est simplement un moment
plumes, strass et paillettes, de rêve... »
Alors c’est très réputé aussi pour les artistes qui peuvent souhaiter devenir danseur ou danseuse ou Moulin Rouge. Je crois savoir que vous accueillez également des étrangers...
« Le choix se fait selon le talent. Sur 80 artistes en tout, on en a
14-15 de nationalités différentes. Mais la nationalité nous importe peu
au fond. C’est vraiment le talent qui est un critère de sélection,
ainsi que la formation de danse classique avec une orientation un peu plus
jazz. Le deuxième critère est un critère de taille à cause des costumes
qui sont très volumineux : donc c’est 1,75m pour les filles, 1,85 pour
les garçons. Et puis le dernier critère pour la maîtresse de balet, en
charge du recrutement, c’est ce qu’elle appelle la ‘personnalité sur
scène’. L’artiste, homme ou femme, doit avoir une présence réelle,
mais surtout naturelle et chaleureuse. On n’est pas à la recherche
d’une beauté plastique incroyable. Il faut vraiment que le regard et le
sourire soient naturels. Pour effectivement avoir ces artistes sur scène,
on organise des auditions à travers le monde. C’est pour cette raison
qu’on a des Australiens, des Américains, des Européens, de l’Europe
de l’Est et centrale. On a des nationalités très différentes. »
Et parmi les nationalités représentées dans ce cabaret, il y a quelques années, une jeune Tchèque a fait partie de la troupe mythique. Radio Prague vous proposera de faire sa connaissance dans une de ses émissions culturelles à venir.






