Le public tchèque prend connaissance de J.M.G. Le Clézio

Nous avons suivi les réactions dans les médias tchèques à l’attribution du prix Nobel de littérature à l’écrivain français Jean-Marie Gustave Le Clézio.

Photo: www.associationleclezio.comPhoto: www.associationleclezio.com Le choix du nouveau prix Nobel de littérature a un assez grand retentissement en République tchèque, en dépit du fait que Jean-Marie Gustave Le Clézio n’y soit pas très connu et qu’un fragment seulement de son œuvre ait été traduit à ce jour en tchèque : Désert, La Fièvre, Etoile errante, Mondo et autres histoires et Lullaby. La Télévision publique tchèque, assez mesquine quant il s’agit de diffuser des informations à caractère culturel, a même réservé à l’événement quelques minutes dans son journal du soir.

Le succès de J.M.G. Le Clézio fait aussi la une des pages culturelles des grands quotidiens tchèques. « Le Nobel a égayé les Français », « Le Prix Nobel de littérature pour une star française », « Une vie pleine de petites folies », ou « Hommage à l’auteur de romans reflétant des craintes de civilisation », voilà quelques-uns des titres d’articles qui sont parus dans la presse de ce vendredi. Le Clézio, photo: CTKLe Clézio, photo: CTKConstatant à l’unisson que Le Clézio est un auteur particulièrement fécond, ils brossent ses courts portraits et passent en revue ses principales œuvres. Le quotidien économique Hospodářské noviny souligne que la réussite de l’écrivain est due « à sa capacité de savoir choisir des thèmes ce qui en fait un auteur mondial». Cet avis est partagé par la traductrice Jovanka Šotolová :

« De notre point de vue, il existe plusieurs auteurs qui pourraient égaler Le Clézio. Pourquoi lui justement ? Ce sont probablement les thèmes qu’il choisit qui ont décidé ».

Lidové noviny rappelle que Le Clézio est le quatorzième lauréat français du prix Nobel de littérature. Mladá fronta Dnes présente le frais lauréat comme « un écrivain des civilisations perdues » et cite Petr Dytrt qui enseigne la littérature française contemporaine à l’Université Masaryk de Brno et qui dit : « Au cours des quinze dernières années, Le Clézio est considéré en France comme le plus grand écrivain national ».

La littérature tchèque, quant à elle, a un seul lauréat du Prix Nobel de littérature. Le poète Jaroslav Seifert l’a obtenu en 1984.