Faits et événements Le président Vaclav Klaus invité d’une grande émission de la BBC
L’émission « Hardtalk » de la BBC World avait un invité de marque, ce lundi 12 novembre, en la personne de Vaclav Klaus. Dans la bande annonce de son programme, la BBC ne cachait pas que le chef de l’Etat tchèque était surtout invité en raison de ses idées très controversées sur le changement climatique.
Vaclav Klaus, photo: CTK
L’animateur Stephan Sackur ne prit aucune serviette avec le président
tchèque en lui demandant d’amblée s’il pensait sérieusement que
l’humanité ne devait rien faire suite aux conclusions des savants
réunis à un forum de discussion à l’ONU affirmant que la planète se
réchauffe dangereusement. Vaclav Klaus a répété que le réchauffement
n’existait pas en principe ou que, du moins, il n’était pas démontré
qu’il était le résultat des activités humaines. D’après lui, la
campagne écologique ne serait qu’une discussion idéologique et
politique. Les politiciens ne chercheraient qu’à changer la société et
non pas le climat. Le président tchèque, en réponse au insinuations de
l’animateur sur son éventuelle arrogance, a déclaré : « Je considère
comme incroyable de parler de mon arrogance et non pas de celle d’Al Gore
qui, lui, est un véritable apôtre de l’arrogance ».
Par ailleurs, pour la première fois sur la scène internationale, Vaclav
Klaus s’est prononcé pour l’implantation du radar antimissile
américain en Tchéquie :
« Premièrement, il y a un grand nombre d’installations militaires
américaines en Europe, dans un grand nombre de pays, mais pas en
République tchèque. C’est pour cette raison qu’il n’y a rien de
choquant à ce qu’une installation de ce genre s’y trouve aussi.
Deuxièmement, en raison de notre passé communiste, nous considérons les
relations transatlantiques comme des plus importantes. Pour moi, donc, le
radar américain représente une forme de coopération transatlantique
entre mon pays et l’Amérique. »
Le président tchèque a encore déclaré à la BBC que cela était plus important que de savoir en quelle année l’Iran ou un autre pays disposerait de missiles balistiques.







