Faits et événements Le nouveau traité simplifié européen « compromis acceptable » pour le Premier ministre Mirek Topolanek
Les vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne sont parvenus à un accord, dans la nuit de jeudi à vendredi, à Lisbonne, sur un nouveau traité simplifié qui pallie la Constitution rejetée par la France et les Pays-Bas et devrait permettre de réformer le fonctionnement des institutions européennes à l'avenir. Un accord qui satisfait plus ou moins l'ensemble des pays membres de l'Union, y compris la République tchèque.
Photo: CTK
Le nouveau traité ne satisfait personne, mais tout le monde est satisfait
de l'accord trouvé. Un constat paradoxal qui était pourtant celui du
Premier ministre Mirek Topolanek au moment d'analyser le résultat des
laborieuses négociations menées au Portugal :
« Cela a été un compromis difficile à trouver, et ni moi ni personne ne peut être totalement satisfait de ce traité. Mais en l'état actuel des choses, la capacité à trouver un compromis et à obtenir vingt-sept voix en sa faveur est plus important et a plus de valeur que le texte en lui-même, car cet accord va désormais nous permettre de mener de nouvelles discussions. »
José Socrates et Mirek Topolanek, photo: CTK
Le chef de la délégation tchèque, qui était également accompagné du
ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, et du vice-Premier
ministre chargé des Affaires européennes, Alexandr Vondra, a également
qualifié de « compromis acceptable » le traité de Lisbonne, qui, comme l'a
affirmé le Premier ministre portugais, José Socrates, a le mérite de sortir
l'Europe d'une « crise institutionnelle ».
Mirek Topolanek a également fait part de la satisfaction de Prague par rapport à ce qui est appelé la flexibilité réciproque, un point que les Tchèques sont parvenus à faire valoir, bien que seulement sous une forme susceptible d'être encore modifiée. Néanmoins, la Commission européenne a formulé la promesse qu'elle allait se pencher sur le sujet. Concrètement, cette flexibilité réciproque est un mécanisme qui prévoit la possibilité de transférer certaines compétences dans le cadre de l'UE non seulement à Bruxelles mais également dans le sens opposé en direction des pays membres.
Mirek Topolanek, photo: CTK
Une chose est cependant acquise à l'issue de ce sommet de Lisbonne. Les
dirigeants européens étant parvenus à leurs fins, la République tchèque
assurera bien la présidence de l'UE au cours du premier semestre 2009. En
effet, la présidence, à laquelle le gouvernement tchèque se prépare
intensivement actuellement, aurait pu être remise en cause par la date de
l'entrée en vigueur du nouveau traité. Si celui-ci, qui doit d'abord être
approuvé dans chacun des pays membres avant d'être définitivement signé en
décembre prochain, entrait en vigueur en janvier 2009, le système dit de
présidence tournante se serait arrêté. Mais Mirek Topolanek a rassuré tout
le monde en précisant qu'il n'en serait rien d'ici la présidence tchèque.





