Faits et événements Le « nouveau » Premier ministre Stanislav Gross a réussi son examen de passage à Bruxelles
Pour la première fois depuis son entrée en fonction en juillet dernier, le Premier ministre tchèque a effectué, mardi, une visite officielle d'une journée à Bruxelles. L'occasion pour Stanislav Gross de présenter aux institutions européennes les grandes lignes de la politique extérieure du nouveau gouvernement.
Le Premier ministre Stanislav Gross à Bruxelles, photo: CTK
La stratégie de Lisbonne, qui vise, d'ici à 2010, à faire de l'économie
européenne la plus performante et la plus dynamique du monde, la
préparation du bugdet de l'Union pour la période 2007-2013, le processus
de ratification de la Constitution européenne, la réforme du pacte de
stabilité comme ensemble de régles pour le bon fonctionnement de la
monnaie unique, et bien entendu les négociations relatives à l'adhésion de
la Turquie : tels ont été les principaux sujets de discussion abordés par
le Premier ministre tchèque avec les dirigeants de Bruxelles. Dans
l'ensemble, les points de vue des deux parties s'accordent très largement.
Stanislav Gross et Romano Prodi, photo: CTK
Sur le dossier délicat de l'éventuelle intégration de la Turquie,
Stanislav Gross a fait savoir qu'il était favorable à un nouvel
élargissement de l'UE et que Prague n'était, par conséquent, pas opposée à
l'ouverture de négociations avec Ankara. Toujours à propos de l'entrée de
la Turquie, le chef du gouvernement a également indiqué qu'il n'était pas
partisan de la tenue d'un référendum en République tchèque, idée récemment
avancée notamment par Jacques Chirac. « Ce serait comme si on avait
demandé
aux pays de l'ancienne UE de se prononcer sur notre adhésion au début des
années 1990. La situation était alors totalement différente de ce qu'elle
est aujourd'hui », a-t-il
expliqué, considérant qu'il ne serait pas « juste de demander pour la
Turquie quelque chose d'autre que ce qui était valable pour nous ».
Plus généralement, le président sortant de la Commission, Romano Prodi, s'est félicité des résultats économiques positifs de la République tchèque, ainsi que de son action parmi les Vingt-cinq. Cependant, le même Romano Prodi a également tenu des propos quelque peu ambigus en déclarant que « de l'extérieur, la République tchèque donne une meilleure impression que de l'intérieur ». « Plus que tout, le pays a besoin de confiance en lui-même et de moins de scepticisme », a-t-il ajouté. Un message qui, malgré sa clareté, n'est pas forcément le plus facile à transmettre pour Stanislav Gross à son retour à Prague.





