Faits et événements Le ministre de l'Intérieur prévoit des changements radicaux dans le travail de la police
234 meurtres, presque 12 000 cambriolages, 5400 vols à main armée, 24 977 voitures volées, tels est le bilan de la criminalité en République tchèque pour l'an 2002. En effet, depuis les changements politiques de 1989, le nombre de crimes ne cesse d'augmenter en Tchéquie.
Cette situation alarmante a poussé le ministre de l'Intérieur, Stanislav
Gross, à réorganiser la Police tchèque. Il envisage, entre autres, de
déplacer les gendarmeries dans les localités au taux de criminalité le
plus élevé et d'augmenter le nombre de gardiens de la paix (patrouilles
dans les rues). Certains critiques estiment qu'il ne s'agit pas tellement
d'augmenter le nombre de policiers. Leur nombre serait suffisant, mais il
faudrait les « chasser » de leurs bureaux. Se rendant compte de ce
problème, le ministre Gross veut réduire de plusieurs centaines le nombre
de fonctions de commandant. La deuxième mesure en vue de diminuer la
criminalité s'appelle la prévention. A titre d'exemple, la mairie d'une
petite ville de Bohême orientale a installé des caméras dans des lieux à
problèmes. Quel était le résultat? La criminalité a baissé de 35%.
Les lacunes dans la législation sont à l'origine de beaucoup de crimes,
dont surtout les vols. Les monts-de-piété et bazars, qui d'ailleurs
poussent comme des champignons après la pluie en Tchéquie, fonctionnent
souvent comme des entrepôts de la marchandise volée, et notamment de
téléphones portables et d'autoradios. Il ne suffirait pourtant que
d'amender la loi sur le commerce et l'artisanat, de sorte que tout vendeur
soit obligé de demander aux clients leur carte d'identité. C'est la mairie
de Prague qui a pris l'initiative d'élaborer un tel amendement. Les
députés se pencheront dessus la semaine prochaine.







