Faits et événements Le gouvernement décide de la baisse du déficit budgétaire
Le gouvernement vient de décider qu'il est temps de procéder à l'assainissement des finances de l'Etat. Quelles sont les solutions envisagées ?
Vladimir Spidla et Bohuslav Sobotka (Photo: CTK)
Le déficit budgétaire de l'Etat tchèque augmente d'année en année. L'entrée
à l'Union européenne approche à grands pas et, avec elle, l'introduction
de la monnaie européenne, l'euro, en Tchéquie. Pour que les Tchèques
commencent à utiliser cette monnaie rapidement, l'Etat doit répondre à
certains critères dont, entre autres, un déficit budgétaire de moins de 3
%. Ce n'est pas le cas, pour le moment : le déficit de cette année est
évalué à plus de 6 %. Dans trois ans, il devrait se situer autour de 4 %,
ce qui ne suffirait pas pour adopter l'euro.
La coalition gouvernementale est unanime : il devient urgent d'adopter des mesures qui conduiront à la baisse du déficit budgétaire. Après la réunion du cabinet, ce dimanche, les ministres se sont seulement mis d'accord sur l'importance de cette baisse et sa rapidité. Comment et où économiser ? Ce sera le thème d'une nouvelle réunion dans une semaine. Le Premier ministre, Vladimir Spidla, était en mesure de déclarer, après la réunion de dimanche :
« Nous avons une position unanime sur la nécessité de réaliser une réforme des finances publiques. C'est un objectif fondamental, que nous sommes prêts à imposer, et qui ira dans l'intérêt de la République tchèque ».
Le chef du gouvernement a admis, aussi, que la réforme était d'une importance vitale pour le bon fonctionnement de la Tchéquie au sein de l'Union européenne. Le cabinet n'a, pourtant, pas parlé des mesures fondamentales pour atteindre cet objectif : réforme des lois fiscales, de la sécurité sociale, par exemple. On remarque, quand même, un résultat concret : le gouvernement a décidé de reporter l'âge du départ à la retraite des Tchèques. Il devrait être le même pour les hommes et les femmes (jusqu'à maintenant les femmes partent à la retraite plus tôt que les hommes, en fonction du nombre d'enfants qu'elles ont élevés). Pour tout le monde, ce serait 63 ans. Des mesures devraient être prises pour limiter les départs à la retraite prématurés, tout comme pour empêcher la fraude dans la perception des allocations sociales.
Le gouvernement a aussi décidé que le nombre des fonctionnaires n'augmenterait plus. La semaine prochaine, les débats promettent d'être plus houleux, car les ministres devront examiner les projets de la réforme de l'imposition : baisse des impôts pour les sociétés, hausse de la TVA pour certains produits et services (repas dans les restaurants ou communications téléphoniques, par exemple), introduction d'une tranche d'imposition pour les revenus élevés. Sur ces questions, l'unanimité des opinions est loin d'exister au sein du gouvernement.





