Faits et événements Le festival « Prague de Dvořák » s’ouvre aux jeunes interprètes
Le jour du 170e anniversaire de la naissance du compositeur Antonín Dvořák a été aussi le jour inaugural du festival Dvořákova Praha – le festival Antonín Dvořák de Prague dont la quatrième édition a commencé, ce jeudi, dans la capitale tchèque. Le festival démontre que la musique d’Antonín Dvořák, œuvre qui prend source dans la musicalité tchèque, est aujourd’hui aussi un phénomène international.
Les organisateurs du festival désirent rendre hommage au grand musicien
tchèque, attirer l’attention sur son œuvre mais aussi de proposer au
public de Prague toute une série d’œuvres d’autres compositeurs dans
l’interprétation de meilleurs solistes et orchestres. Du 8 au 24
septembre, le public pourra entendre onze orchestres et toute une série de
solistes renommés. Outre les orchestres tchèques y participent les
formations symphoniques de Cologne sur le Rhin, de Bamberg, de Liverpool,
de Monte Carlo et de Rotterdam. Le directeur du festival Vladimír Darjanin
évoque quelques unes des œuvres figurant au programme du festival :
James Gaffigan et Vladimír Darjanin, photo: CTK
« Pour la première fois, nous présentons au festival par exemple le
poème symphonique ‘Holoubek (Le pigeon)’ mais aussi les Septième et
Huitième symphonies et même la Cinquième symphonie d’Antonín Dvořák
et d’autres œuvres célèbres dont ses concertos pour violoncelle et
violon. Chaque année nous mettons en relief une partie de l’œuvre
d’Antonín Dvořák et y ajoutons quelques compositions moins connues. »
Antonín Dvořák
En répertoriant les symphonies d’Antonín Dvořák qui figurent au
programme du festival Vladimír Darjanin a oublié le dernier opus de la
série, la fameuse Neuvième symphonie « Du Nouveau monde », œuvre
célébrissime qui est sans doute un des sommets du symphonisme
néoromantique européen. L’œuvre a été exécutée dans le cadre du
concert inaugural, ce jeudi, par l’Orchestre philharmonique tchèque et
le chef américain James Gaffigan. Quant à la Huitième symphonie, dite « Anglaise », elle sera exécutée, ce lundi, par l’Orchestre
philharmonique della Scala (Filarmonica della Scala) de Milan. Il sera
intéressant d’entendre ce que la musicalité italienne apportera à
cette œuvre du compositeur tchèque et dans quelle mesure les artistes de
Milan seront inspirés par le genius loci (l’esprit du lieu) de Prague.
Vladimír Darjanin rappelle que ce concert et la majorité des
manifestations du festival sont donnés dans la grande salle du Rudolfinum
qui est le haut lieu de la musique de Dvořák car le compositeur lui-même
y dirigeait ses œuvres :
« Ces derniers temps j’entends très souvent combien il merveilleux de venir à Prague pour jouer du Dvořák au Rudolfinum. L’une des grandes lignes dramaturgiques du festival est justement le fait que le Rudolfinum est un espace où est né le monde dvořákien. Certains artistes se réjouissent à l’idée de pouvoir y jouer, d’autres craignent cette épreuve et d’autres encore considèrent comme un honneur de pouvoir jouer du Dvořák au Rudolfinum. »
Josef Špaček, photo: CTK
Une des spécificités de cette édition du festival est de réserver une
place importante à de jeunes artistes prometteurs dont le pianiste
Benjamin Grosvenor qui, à 17 ans, est un grand espoir de la musique
britannique, la mezzo-soprano slovaque Daniela Baňasová ou le violoniste
tchèque Josef Špaček. Parmi les interprètes renommés il y a la
pianiste germano-japonaise Alice Sara Ott, le pianiste russe Nicolaï
Luganski ou le célèbre ténor maltais Joseph Calleja. Une partie des
concerts seront retransmis en direct et en différé par la Radio publique
tchèque.







