Faits et événements Le ČSSD s’attaque aux salaires des directeurs d’entreprises publiques

30-04-2009 16:12 | Jaroslava Gissübelová

Le chef de l’opposition social-démocrate Jiří Paroubek veut imposer auprès du nouveau gouvernement d’experts qui sera nommé le 8 mai une réduction radicale des salaires des managers des firmes où l’Etat détient plus de 50% du capital.

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Jiří Paroubek, photo: CTKJiří Paroubek, photo: CTK « Lors de mes négociations avec le premier ministre désigné Jan Fischer que je mènerai les semaines prochaines, jusqu’aux élections anticipées au mois d’octobre, j’insisterai sur une réduction radicale des salaires et des bonus des managers des entreprises publiques, » a déclaré Jiří Paroubek à l’issue d’une rencontre avec Jan Fischer, au milieu de la semaine.

Le ČSSD exige que les salaires tarifaires des directeurs d’entreprises publiques baissent d’un tiers au minimum, et les bonus et primes de plus de la moitié. Il s’agit, selon Paroubek, d’une mesure logique pour lutter contre la crise. Car les rémunérations ont été établies à une période de forte croissance économique et en tant que telles, elles ne répondent ni aux résultats actuels de ces entreprises, ni à la nouvelle réalité économique. Le chef de l’opposition social-démocrate refuse la critique du premier ministre sortant Mirek Topolánek selon lequel le ČSSD joue la carte électorale populiste :

« Je ne voulais pas intervenir dans le débat car cette décision est entièrement dans les compétences du gouvernement, et toute critique venant de l’opposition pourrait être interprétée comme populiste. Hélas, aucune décision n’a été prise jusqu’à présent. »

Le débat auquel Jiří Paroubek se réfère a été déclenché après la publication des salaires de certains dirigeants de grandes entreprises. Il en ressort que le directeur général des Chemins de fer tchèques touche mensuellement un demi million de couronnes, sans compter les bonus. Le ČSSD le considère comme intenable du fait que la société des Chemins de fer est une société publique, mais surtout que c’est une firme dont le déficit a atteint, en 2008, 3 milliards de couronnes, rien que sur le transport des passagers. Puisqu’une partie du déficit est remboursée à partir des budgets régionaux, le gouverneur de la Bohême centrale, David Rath (ČSSD), a été le premier à refuser de débloquer les fonds, tant que les salaires des managers ne baisseront pas. Jiří Paroubek a durci lui-aussi le ton, en menacent de révoquer, en cas de victoire du ČSSD aux élections automnales, les managers qui refuseront de publier leurs revenus.

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