Faits et événements « Le corps baroque révélé » : un spectacle de danse tchèque à Paris

28-01-2011 15:58 | Anna Kubišta

Ce vendredi soir, le Théâtre du Colombier à Bagnolet, en France, présente un spectacle de danse contemporaine de la danseuse et chorégraphe Andrea Miltnerová. Ce spectacle est le résultat d’une collaboration franco-tchèque, à dimension européenne, entretenue par la danseuse française Marie Kinsky, qui nous en dit plus :

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Marie KinskyMarie Kinsky « La compagnie invitée ce vendredi n’est pas dans le secteur indépendant tchèque. C’est une personne, une chorégraphe Andrea Miltnerová qui a choisi de réunir autour d’elle une équipe pour un projet précis. C’est son premier projet, qui s’appelle Le Corps baroque révélé. Elle se pose par là une question intéressante : qu’est-ce que le baroque ? De façon à retrouver une certaine réalité concrète, une certaine sensation par rapport à cette époque. »

La culture tchèque est très imprégnée de baroque. Il suffit de regarder Prague...

 « C’est absolument évident et c’est ce qui m’a beaucoup intéressée dans le fait de faire venir aussi dans le passé une chorégraphe baroque française en République tchèque. Béatrice Massin est une chorégraphe très particulière qui a un regard culturel sur la façon dont l’histoire explique le présent, l’enrichit et lui permet d’être créatif. »

Ce spectacle d’Andrea Miltnerová est donc présenté ce vendredi à Bagnolet...

 « Oui, c’est à 20h30, au Théâtre du Colombier, dans le cadre d’un festival qui s’appelle Jamais vu ! qui présente des jeunes chorégraphes européens au public parisien. »

Ce festival présente des jeunes chorégraphes européens et vous-même avez fondé un projet : KoresponDance Europe. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est cette plateforme ?

 « KoresponDance Europe est en effet une plateforme que j’ai montée. Son but est d’aider de jeunes chorégraphes français, tchèques, allemands et slovaques, à se développer et à connaître davantage les outils à leur disposition pour développer leur propre métier. Nous avons imaginé plusieurs types de projets, à savoir des stages de coaching, des résidences pour jeunes artistes mais accompagnés par des mentors plus expérimentés, à savoir des commandes passées à quatre chorégraphes expérimentés qui ont utilisé comme interprètes de jeunes chorégraphes qui peuvent suivre de très près le processus de création de leurs aînés. Ensuite, des festivals dans chaque pays... Le festival Jamais Vu ! fait donc partie de ce programme. »

Dans ce cadre, citons une autre date : le 2 février, au Théâtre de Vanves. De quoi s’agit-il ?

'Le corps baroque révélé', photo: SE.S.TA'Le corps baroque révélé', photo: SE.S.TA « Il s’agit de la présentation d’une des commandes que nous avons faites à un chorégraphe allemand, Helge Letonja, qui a travaillé avec deux jeunes chorégraphes français dont le travail va être présenté le 2 février, à 19h30 au Théâtre de Vanves. »

Je suppose que comme dans tous les arts il y a différents types d’écoles. Est-ce qu’on pourrait définir quelles sont les caractéristiques de l’école française de danse contemporaine et de l’école tchèque ? Ou bien est-ce difficile à qualifier ?

 « Je parlerais plus de grandes directions. Justement ce type de projets essaye d’éviter le terme d’école et essaye de partager des savoirs-faire, en laissant chaque pays aller dans sa propre direction. Je dirais que la France, de par son histoire beaucoup plus longue en matière de création contemporaine, a développé énormément d’outils et connaît mieux les différentes étapes de création. Mais dans la mesure où l’histoire est longue, la France pâtit aussi de la longueur de son histoire qui permet peu à de jeunes créateurs de se lancer. Ce qui est la situation absolument inverse en République tchèque : il n’y a pas de tradition lourde de danse contemporaine, c’est une longue page d’histoire qui manque. Donc pas de lourdeur de l’histoire, beaucoup d’envie, de créativité, d’énergie qui raffraîchit beaucoup les Français. En revanche, peu de connaissance des outils, des étapes de développement, et c’est ça que nous essayons d’apporter aux Tchèques. »

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