Faits et événements Le contingent tchèque en Afghanistan sera renforcé en janvier prochain
Les députés ont adopté mercredi à Prague une loi visant à renforcer le contingent tchèque présent en Afghanistan. A partir du mois de janvier prochain, il y aura donc exactement 720 soldats tchèques sur le sol afghan.
Alexandr Vondra, photo: CTK
A l’heure actuelle, il y a 535 militaires tchèques présents en
Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la
sécurité (ISAF). Le texte, déjà adopté par les sénateurs et voté
mercredi par la Chambre des députés, prévoit d’en envoyer près de 200
supplémentaires. Selon le ministre de la Défense, Alexandr Vondra, la
République tchèque fait ainsi un pas dans la même direction que la
Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Pologne ou la Slovaquie, avec
comme objectif de diminuer les effectifs à partir de l’année suivante :
« Nous prévoyons qu’évidemment il faut que soit préparée le plus activement le plus vite possible la stratégie de sortie pour que les Afghans soient en mesure d’assurer leur sécurité eux-mêmes. »
A l'heure actuelle, il y a 535 militaires tchèques présents en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), photo: www.army.cz
Le renforcement du contingent tchèque a été voté grâce aux voix des
députés de la coalition gouvernementale. L’opposition n’est pas
favorable à ce choix stratégique, comme l’explique Lubomír Zaorálek,
du Parti social-démocrate (CSSD) :
« En Afghanistan, la question est réellement de savoir si nous devons y avoir le plus important contingent de l’histoire de l’armée tchèque, avec 720 soldats l’année prochaine dans ce pays qui soulève un certain nombre des doutes. Il y a toute une série de choses qu’il faudrait éclaircir pour savoir si cela est réellement une telle priorité pour la République tchèque qui justifierait l’envoi d’un contingent aussi énorme de soldats. »
Photo: www.army.cz
Dans le même temps, Prague réduit progressivement le nombre de ses
soldats présents au Kosovo. Sur les 550 initialement prévus, ils ne sont
actuellement que 90 à servir dans le cadre de la KFOR. D’ici l’été
prochain, ce nombre devrait encore être réduit à une soixantaine de
soldats. Une réduction logique, selon le ministre de la Défense :
« Nous ne nous enfuyons pas du Kosovo, nous ne faisons que réduire selon un plan à long terme notre participation en nous adaptant aux besoins actuels du Kosovo. Aujourd’hui la tâche principale n’est pas d’ordre militaire mais d’ordre policier et politique. »







