Faits et événements Le Conseil économique national à la recherche d’un plan anti-crise
La première réunion du Conseil économique national - NERV - qui a eu lieu ce dimanche a dessiné les contours du futur plan anti-crise de la République tchèque. Pour la première fois, à cette occasion, le ministre des Finances a admis que le déficit du budget de l’Etat pourrait être deux fois plus important que prévu, et le chef du gouvernement a quant à lui concédé qu’était même envisagé un scénario de récession.
La réunion du Conseil économique national - NERV, photo: CTK
Pas d’injections directes dans l’économie, mais le développement de
la politique de l’emploi, la stimulation des investissements dans le
secteur de la recherche, l’éducation et les infrastructures: voilà les
priorités issues de la première réunion du conseil économique national
- une nouvelle institution de 10 membres chargée de prévenir et
d’atténuer les conséquences de la crise économique. A la fin des
débats, le premier ministre Mirek Topolánek a annoncé que le
gouvernement travaillerait désormais avec deux scénarios différents :
Miroslav Kalousek et Mirek Topolánek, photo: CTK
« Le premier scénario compte sur la variante selon laquelle
l’économie tchèque poursuivra, cette année encore, sa croissance.
L’autre scénario est un scénario de crise prévoyant la possibilité
d’une récession. »
Pour faire face à la crise et à ses conséquences, le gouvernement veut notamment relancer la demande, faciliter la situation des jeunes à la recherche d’un premier emploi et stimuler la croissance économique par les investissements, a détaillé le chef des Finances, Miroslav Kalousek :
« Les priorités, côté dépenses, ce sont, dans la situation actuelle, les investissements dans la science, l’éducation, et les infrastructures régionales. »
Toutes ces mesures ont cependant leur limite: le déficit du budget de l’Etat ne devrait pas dépasser 3% du PIB.
Miroslav Kalousek, photo: CTK
La crise a contraint le ministère des Finances à réévaluer le déficit
du budget de l’Etat pour 2009 qui pourrait s’élever jusqu’à 75
milliards de couronnes par rapport aux 38 milliards adoptés à la fin
décembre. Selon M. Kalousek, cela serait vrai au cas où la croissance
économique baisserait à 1%, alors que dernier pronostic prévoit une
croissance de 1,4%.
Le chef de l’opposition social-démocrate Jiří Paroubek s’est exprimé de manière critique sur les propositions trouvées par le Conseil économique national :
« Ce conseil est une formation très peu homogène et comme on peut en juger d’après les propositions soumises, ses membres viennent avec des initiatives qui suivent uniquement leurs propres intérêts. ».
La social-démocratie a son propre projet anti-crise dont les priorités sont les suivantes : accroissement des allocations chômage, introduction d’un impôt de 30% sur les salaires supérieurs à 100 000 couronnes par mois, ralentissement de la dérégulation des loyers, baisse de la TVA de 9 à 6%, et 13e mois pour les retraités.
Le plan anti-crise de la République tchèque doit être soumis à la Chambre des députés fin février.








