Faits et événements Le chef de la diplomatie tchèque au Proche-Orient
Cyril Svoboda et Paul Bremer, photo: CTK
Le ministre des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, vient d'effectuer un
voyage au Proche Orient. Samedi, il se trouvait à Bagdad, après avoir
rendu visite à l'hôpital de campagne de l'Armée tchèque opérant à Bassora.
Dans la capitale irakienne, Cyril Svoboda a rencontré le chef de
l'administration américaine en Irak, Paul Bremer. L'entretien a surtout
porté sur l'aide que la Tchéquie pourrait apporter. Bremer a déclaré que
tous les conseils de la République tchèque seraient bons. Il pourrait
s'agir, aussi, d'une aide concrête, dans le domaine de la sécurité. Les
Tchèques pourraient, par exemple, renforcer les forces de police. Le chef
de la diplomatie, après une rencontre de moins d'une heure, s'est déclaré
satisfait. Pour lui, le plus important est qu'elle ait eu lieu. Cyril
Svoboda a également ouvert de nouveau, d'une manière symbolique,
l'ambassade de République tchèque à Bagdad. La représentation diplomatique
avait été fermée lors de la guerre. Aujourd'hui, elle est pleinement
fonctionnelle.
Cyril Svoboda et Silvan Shalom, photo: CTK
Dimanche, le ministre des Affaires étrangères tchèques se trouvait en
Israël. Il semble que la diplomatie tchèque s'écarte de la position
traditionnelle de l'Union européenne pour se rapprocher de celle d'Israël
et des Etats-Unis. Le ministre Cyril Svoboda n'a rencontré que les
représentants de l'Etat hébreux, ce qui a été mis en évidence par son
homologue israélien, Silvan Shalom. Pas de rencontre, donc, avec les
représentants palestiens. Selon Shalom, la Tchéquie pourrait jouer un rôle
important dans le changement de la position « propalestinienne » de
l'Union européenne. Le ministre tchèque a aussi rencontré le Premier
ministre israélien, Ariel Sharon, et d'autres personnalités israeliennes.
Il a été très bien accueilli, surtout du fait qu'il était venu en visite
en Israël pour rencontrer des Israéliens. Cela ne veut pas dire que le
chef de la diplomatie tchèque ne rencontrera pas les représentants
palestiniens, mais ce sera pour un autre voyage. Le succès de son voyage
dans l'Etat hébreux pourrait avoir de bonnes retombées commerciales :
vente d'avions d'entraînement L-159 ou de camions Tatra.






