Faits et événements Le calumet de paix en attendant le cigare de la victoire?
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La bienvenue à la délégation tchèque, photo: CTK
C'est mardi, que le comité d'accueil des Jeux a solennellement
souhaité la bienvenue à la délégation tchèque. Après qu'ait
retenti l'hymne national et que fut hissé le drapeau, des
descendants des peuples originels d'Amérique ont offert au chef
de mission tchèque, Frantisek Dvorak, un calumet de la paix.
Toute la cérémonie s'est déroulée dans l'esprit des traditions
historiques de l'état d'Utah. La flamme olympique, elle, devrait
arriver jeudi soir dans la ville organisatrice américaine, au
terme d'un bien long voyage: allumée comme il se doit à
Olympie, en Grèce, en novembre 2001, plus de 11000 coureurs à
pied se sont, depuis, relayés pour parcourir les quelque 22000
kilomètres de son itinéraire. Le nom du dernier porteur de la
flamme restera gardé secret jusqu'à la cérémonie d'ouverture
de vendredi.
Salt Lake 2002, photo: CTK
Mais toutes ces considérations doivent probablement passer au
second plan pour les sportifs qui se préparent et s'entraînent
déjà sur place. Les skieurs de fond tchèques sont ainsi en stage
depuis deux semaines dans un village à proximité des tracés de
compétition. Ils reviendront au village olympique 24 heures
avant le début des festivités, les premières épreuves de ski de
fond débutant samedi. En attendant, logés dans un chalet en
location où ils peuvent apprécier les petits plats préparés par
leur propre cuisinier, les fondeurs continuent à s'habituer aux
1700 mètres d'altitude, soit la limite prohibitive, selon le
règlement, à toute organisation d'épreuves de fond. Problèmes
de respiration donc, mais aussi de qualité d'une neige
changeante d'un jour à l'autre du fait de températures pouvant
varier de moins 30 à plus 10 degrés. Malgré cela, tous font
l'éloge du site et des tracés, et se montrent soulagés de ne plus
avoir à subir la visite des commissaires de la lutte antidopage,
qui ont effectué des contrôles très complets, y compris sanguins.
Ne reste donc plus maintenant qu'à rêver, comme le fait
Katerina Neumannova, le plus sérieux espoir tchèque de
médaille, qui déclare dans un entretien pour le journal Lidové
Noviny: "Parfois, je me représente la splendeur d'un instant:
celui où je passe la ligne d'arrivée les bras levés vers le ciel..."





