Faits et événements Le cabinet de Vladimir Spidla a obtenu la confiance du Parlement
Ce mardi, la Chambre des députés n'a pas été le témoin d'une surprise dramatique. Comme prévu, les parlementaires ont réaffirmé la confiance au cabinet de Vladimir Spidla. L'événement a été pourtant très suivi, à cause de la courte majorité de la coalition gouvernementale à la Chambre - 101 contre 99 députés de l'opposition.
Vladimir Spidla, photo: CTK
Tous les 200 députés ont été présents dans la salle, ce mardi après-midi.
Deux sociaux-démocrates ont même fait preuve d'un certain zèle : Jan
Kavan, président de l'Assemblée générale de l'ONU, est venu exprès de
New-York, Pavel Dostal, ministre de la Culture, a quitté prématurément un
lit d'hôpital. Une ou deux voix, en effet, auraient pu jouer un rôle
décisif dans un vote, dont l'enjeu n'était pas moindre que l'existence
ultérieure ou bien la chute du cabinet Spidla, un cabinet de coalition des
sociaux-démocrates, des chrétiens-démocrates et des libéraux. Un cabinet
qui a été investi, il y a près de sept mois seulement.
Le vote de confiance a été initié par Vladimir Spidla, en réaction au fait qu'une vingtaine de sociaux-démocrates avaient soutenu, à l'élection présidentielle, Vaclav Klaus, candidat de l'opposition. Cela s'est passé, il y a une quinzaine de jours à peine. Le gouvernement jouit-il encore d'un soutien au Parlement ? C'est à cette question que le Premier ministre a voulu obtenir une réponse claire et nette. Ce mardi, lors d'un vote au scrutin public, les partis de la coalition ont manifesté leur unité, aucune voix ne se levant contre.
Chambre des députés, photo: CTK
Les membres du cabinet Spidla peuvent donc pousser un soupir de
soulagement. De même, la position de Vladimir Spidla à la tête des
sociaux-démocrates peut paraître renforcée, trois semaines environ avant
le congrès de ce parti. Ceci dit, le gouvernement a devant lui plusieurs
défis qui peuvent, selon beaucoup, déboucher très prochainement sur une
crise en son sein. Il s'agit en premier lieu d'une réforme du système
fiscal, une tâche de première actualité, qui risque de provoquer des
polémiques très vives. Le résultat du référendum sur l'adhésion du pays à
l'Union européenne, en juin prochain, est aussi très important pour le
cabinet, la vocation européenne étant l'une des principales raisons d'être
de cette coalition gauche-droite. La discussion sur le budget de l'Etat,
en automne prochain, sera aussi une lourde épreuve pour sa cohésion.
Nous souhaitons pouvoir réaliser la déclaration-programme gouvernementale. Il ne s'agit pas seulement de notre adhésion à l'UE, mais aussi de la lutte contre la criminalité, contre toute forme de corruption, de l'instauration d'un Etat de droit et de l'amélioration de la situation des citoyens tchèques. C'est par ces paroles que le chef de la diplomatie, Cyril Svoboda, a lancé un appel aux parlementaires. Pour le ministre, l'approbation de la confiance au gouvernement permettra de renforcer l'autorité du pays sur la scène internationale.





