Faits et événements Le berger allemand a tué un garçon
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Le chien qui a tué un garçon, CT1, 9.3.02
La tragédie est survenue à Rumburk, en Bohême du nord. Vendredi
soir, le corps mutilé du petit garçon a été retrouvé non loin de son
domicile. Il avait été agressé, puis tué par un berger allemand. Sa
propriétaire est une voisine des parents de la victime. La femme qui a
laissé son chien courir librement risque une peine de huit ans de
prison.
La tragédie de Rumburk rouvre le débat sur les races canines constituant une menace pour les gens, ainsi que sur le comportement agressif des chiens qui, selon beaucoup, est dû au mauvais dressage pratiqué par leurs propriétaires. La cohabitation entre le chien et l'homme est devenue un thème politique débattu sur le sol parlementaire. Inquiété par plusieurs cas d'agression canine, un député de l'Union de la liberté-Union démocratique, a présenté, il y a un an, un projet en vue de rendre plus rigoureuses les conditions pour les propriétaires de chiens. Dans son projet, il a non seulement proposé de limiter la libre circulation des chiens mais, dans sa propre classification des races, il a présenté le groupe de huit chiens de combat considérés comme dangereux.
Cette initiative n'a pas été soutenue par la Chambre des députés. Ceci dit, certaines villes et communes ont adopté des arrêtés qui leur permettent d'amender les personnes qui laissent leurs chouchous courir librement sans laisse et muselière et qui ne ramassent pas leurs crottes. Les amendes peuvent aller jusqu'à plusieurs milliers de couronnes.
Le cas du garçon de Rumburk est le troisième cas mortel d'agression
canine. Il y a quatre ans, un garçon de onze ans est mort après s'être
fait mordre par son propre bullmastif. Un an plus tard, un retraité de
85 ans d'Ostrava a perdu son combat contre deux bergers allemands
qui l'avaient agressé.






