Faits et événements La Tchéquie et le SIDA
Il y a cinq ans, le premier foyer pour les personnes atteintes du SIDA a été ouvert en République tchèque. Il se trouve dans le 8e arrondissement de Prague - Karlin, et son nom est symbolique, la Maison de la lumière. Le 11 août dernier, il a fêté ses cinq ans d'existence. Dans les locaux du futur Café positif qui est en train de naître dans la Maison et sera ouvert au grand public, le président de la Société tchèque du SIDA, Vaclav Strouhal, a été l'invité de Jaroslava Gissubelova:
La Maison de la lumière, photo: www.aids-pomoc.cz
"La Société a été fondée en 1989. Elle n'avait pas, alors, de contacts
avec les malades du SIDA et ses activités se résumaient uniquement à la
prévention. Ceci a changé en 1993, avec l'arrivée du nouveau président,
Jiri Horsky, lui-même atteint du VIH. Il a été le premier en République
tchèque à lancer l'idée d'ouvrir à Prague une maison de la lumière, à
l'instar de "Leighthouse" en Suisse. Hélas, il est mort, et
c'est moi qui ai pris le relais, après mon élection, en 1997.
La Maison de la lumière, photo: www.aids-pomoc.cz
Le 11 août 1999, la Maison de la lumière a pu être inaugurée, grâce à la
mairie de Prague 8 qui nous a loué les locaux, pour une période de vingt
ans et contre un loyer symbolique d'une couronne. Lors de ses cinq ans
d'existence, 90 personnes y ont trouvé un asile à long terme, et plusieurs
autres milliers y sont venus pour une consultation médicale ou sociale. La
maison pratique les tests du SIDA, qui sont anonymes et gratuits. Notre
pays est parmi les moins frappés au monde - moins de 700 cas enregistrés
et 109 morts. Consciente que la situation est beaucoup plus grave dans le
monde, la Maison de la lumière collabore, déjà même avant le 1er mai 2004,
date de notre adhésion à l'U.E., avec le centre pour réfugiés auprès du
ministère de l'Intérieur, pour pouvoir accorder un asile anonyme aux
réfugiés séropositifs.
Nous ne cessons d'accentuer la prévention. Elle est pratiquée en premier lieu dans les écoles et, ce qui est important, par ceux qui ont une expérience personnelle du VIH. Le contact direct avec le malade permet de prendre pleinement conscience de tous les risques. A l'avenir, la Maison de la lumière pense élargir la prévention à des groupes à risque: les jeunes gays, les toxicomanes, les détenus, les sans-abri et la communauté rom qui reste une grande inconnue..."





