Faits et événements La styliste tchéco-libanaise Blanka Matragi fête ses 25 ans de création

31-08-2007 16:30 | Jaroslava Gissübelová

Depuis 1980, la styliste tchèque Blanka Matragi vit et créé ses modèles à Beyrouth. En 1982, elle y a ouvert son salon Blanka Haute Couture et ses robes en tissus précieux, chatoyantes de couleurs et de riches décorations, ont conquis le monde arabe. A l'occasion de la fête de son salon, Blanka Matragi a signé à Prague le catalogue de ses modèles. Comment étaient ces 25 années de carrière ?

Écouter RealAudio: 16kbps 32kbps
Télécharger: MP3

Blanka MatragiBlanka Matragi « La première décision, essentielle, a été de quitter Prague, où je faisais des prêt-à-porter, pour aller m'installer à Beyrouth. La deuxième a été l'ouverture de mon propre salon dans la capitale libanaise, et la chance que j'ai eue de travailler pour une clientèle exigeante d'épouses de ministres et même pour la première dame du Liban. Mais le plus grand changement s'est produit au moment où j'ai réussi un «saut » de Beyrouth dans le Golfe persique : en Arabie saoudite, dans les Emirats arabes unis, au Koweït, au Katar. Lorsque la possibilité vous est offerte de travailler pour le palais royal, d'imaginer les robes pour les monarques, c'est quelque chose d'absolument formidable. »

Ayant débuté comme dessinatrice et tailleuse de verre à Zelezny Brod, en Bohême du nord, Blanka Matragi revient ces derniers temps au verre, pour créer non seulement des bijoux mais aussi des robes - statues, comme elle dit : en verre, en pierre et en bronze. Ce sont toutefois les robes qui l'ont rendue célèbre : robes de soirée, de mariée, robes cocktail... Est-ce le dessin, la réalisation, les tissus de luxe qui font leur grand charme ?

 « Evidemment, c'est tout cela, mais le principal, c'est l'approche individuelle de la mode, le design, le manuscrit original que vous proposez. Je dessine moi-même les étoffes et je suis avec mes coupeuses au moment où on fait la première coupe, c'est très important, car c'est cette première sculpture, première impulsion, qui fera l'originalité du modèle, puis la perfection avec laquelle la robe est faite. »

Si les motifs orientaux sont caractéristiques des collections de Blanka Matragi, ces dernières années, elle puise son inspiration dans le cubisme tchèque et notamment dans les tableaux de Frantisek Kupka. Pourquoi justement ce peintre?

 « Il y a quatre ans, j'ai obtenu le prix Frantisek Kupka pour le design, ce qui m'a inspiré à étudier sa création. C'était un défi énorme de continuer ses idées... Le plus difficile était d'acheter les droits d'auteur de Frantisek Kupka à la galerie nationale de Paris qui, après avoir vu mes robes, a manifesté l'intérêt d'en avoir quelques-unes dans ses expositions... »

Finalement, Blanka Matragi a confié être venue à Prague avec un projet déjà bien concret. Elle pense y ouvrir une boutique. Son idée est de faire ce qu'elle appelle de la demi couture, des robes qui ne sont pas dessinées sur commande mais terminées sur mesure, une offre qui fait défaut sur le marché tchèque.

à découvrir

Autres articles publiés

Le bâtiment historique de la Radio tchèque a fermé ses portes

Alain Slivinský

C'est le 31 août, à onze heures du matin, que le directeur général de la Radio tchèque, Vaclav Kasik, a fermé l'entrée principale...En savoir plus

Les propriétaires de chiens sont responsables des actes de leurs animaux

Alain Slivinský

La Cour suprême tchèque vient de publier son verdict sur les attaques des chiens qui se sont échappés et ont causé des blessures à...En savoir plus

Le nouvel opus du duo Hrebejk-Jarchovsky bientôt dans les salles

Anna Kubišta

Nouvelle sortie dans les salles la semaine prochaine pour un des plus productifs sinon le plus productif des cinéastes tchèques, Jan...En savoir plus

Articles correspondants

En savoir plus

Archives des thèmes: Culture | Société

En savoir plus

Archives de la rubrique

En savoir plus

Diffusion actuelle en français

Voir aussi