Faits et événements La Slovaquie refuse les visas tchèques
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M. Zeman, le Premier ministre tchèque, et M. Dzurinda, le Premier ministre slovaque, photo: CTKLa République tchèque - la République slovaque : deux pays qui formaient la
Fédération tchécoslovaque, jusqu'au premier janvier 1993. Aujourd'hui, deux
Etats indépendants, mais liés par des accords bilatéraux d'un caractère spécial,
privilégié. Cela concerne, aussi, le régime frontalier. Actuellement, on peut
franchir la frontière tchéco-slovaque, dans un sens ou dans l'autre, avec une
simple carte d'identité. La frontière est appelée la « frontière verte », car on
peut la passer, en dehors des passages frontière. Souvent les communes
s'étendent sur les territoires des deux pays. Un agriculteur tchèque peut très
bien avoir une partie de ses champs, en Slovaquie, et vice versa. Les Slovaques
sont nombreux à travailler en Tchéquie, car le taux de chômage est élevé en
Slovaquie. La langue tchèque est très proche de la langue slovaque, et l'histoire
a longtemps été commune pour les deux pays. Tout cela favorise un régime
frontalier spécial. Bien que le Premier ministre tchèque, lors de son tout récent
voyage à Bratislava, ait déclaré qu'il n'y aura pas de visa pour les Slovaques,
lors de la rencontre de jeudi, entre les ministres de l'Intérieur tchèque et
slovaque, il devait être question des visas. La partie slovaque, représentée par le
ministre de l'Intérieur, Ivan Simko, a refusé, catégoriquement, de continuer les
entretiens sur le projet tchèque de soumettre les citoyens slovaques au régime
des visas pour une période excédant trois mois. La Tchéquie, représentée par son
ministre de l'Intérieur, Stanislav Gross, voulait tenter de persuader la
Slovaquie d'introduire des visas pour les citoyens slovaques, et de prendre
encore d'autres mesures pour renforcer la sécurité de la frontière est de la
République tchèque et compliquer, ainsi, les passages illégaux. En effet, la
Tchéquie est l'objet de critiques de la part de l'Union européenne pour un
régime trop libre à la frontière tchéco-slovaque. D'après elle, elle devrait avoir
un caractère standard comme les frontières des pays de l'Union. Cela
toucherait, durement, les dizaines de milliers de Slovaques travaillant ou
étudiant en Tchéquie. Ils devraient demander un visa et un permis de travail. La
partie slovaque affirme qu'il n'est point besoin de visas pour renforcer la
sécurité de la frontière. La Slovaquie compte, d'ailleurs, renforcer les mesures
de sécurité à sa frontière avec l'Ukraine, pays d'où provient un grand nombre
d'immigrés illégaux. Bratislava affirme que le régime frontalier actuel devrait
être conservé, jusqu'à l'adhésion des deux pays à l'Union européenne. Chou
blanc donc pour le ministre de l'Intérieur tchèque. Stanislav Gross a indiqué
qu'il référerait de la situation au cabinet. A ce dernier de prendre une décision...





