Faits et événements La santé pour tous au XXIe siècle
Les statistiques affirment : les Tchèques ne sont pas en bonne santé, sont trop gros et boivent trop de bière. Pour certaines maladies, ils sont en tête du classement mondial. D'un autre côté, ils sont aussi en tête de ce classement avec le taux le plus faible de mortalité périnatale. Qu'en est-il vraiment ?
Certains problèmes de santé affligent tous les pays développés, et la
Tchéquie n'est pas une exception. Dans son plan intitulé « La santé pour
tous au XXIe siècle, le ministère de la Santé publique les énumèrent : les
maladies cardio-vasculaires, les dépressions, les accidents, le cancer et
les allergies. La raison ? C'est un paradoxe vraiment. Le responsable en
serait la richesse ! En effet, dans les pays riches, dont la Tchéquie, les
gens vivent plus longtemps, d'où un plus grand nombre de maladie du
troisième âge. On mange trop, on consomme plus d'alcool. Résultats :
obésité et cancers de l'appareil digestif. Les Tchèques sont les plus
atteints par les cancers du rectum, en ce qui concerne les pays développés
: 76 décès pour 100 000 habitants. Le corps médical n'est pas unanime sur
les raisons. On parle, le plus souvent, de la combinaison d'un mauvais
régime alimentaire, d'influence génétique et d'une grande consommation de
bière. Une nouvelle thèse vient d'apparaître : le nombre de cas de cancer
du rein et de la vésicule biliaire est en hausse. Ces organes, comme le
gros intestin et le rectum, sont des organes d'excrétion. Le responsable
des cancers serait donc, plutôt, un environnement insalubre et un trop
fort taux de matières toxiques dans ce dernier. Les gênes sont
certainement responsables aussi, car les Tchèques établis aux Etats-Unis,
par exemple, sont beaucoup plus souvent sujets à des cancers de ces
organes que leurs concitoyens d'autres origines. Il semble, aussi que les
Celtes, dont descendent les Tchèques, soient plus enclins à être touchés
par ses types de cancers que les méridionaux. Le cancer devient un grave
problème : alors que la moyenne mondiale enregistre 356 cas pour 100 000
habitants, en Tchéquie se chiffre est de 560 cas ! On dit, aussi, que les
Tchèques sont de grands buveurs. Ceci est vrai pour la bière. Les
Tchèques, avec 160 litres de bière par an et par habitant, ne sont
devancés que par les Danois. Par contre, en ce qui concerne la
consommation d'alcool, les Tchèques n'en consomment que pas tout à fait 10
litres par an et par habitant, alors que les Luxembourgeois consomment
13,3 litres, les Allemands et les Français dans les 13 litres. Le
ministère de la Santé voudrait limiter la consommation de l'alcool en
Tchéquie. Une tâche difficile, basée sur une campagne de persuasion, mais
aussi sur une hausse des prix et la création de conditions plus difficiles
pour l'achat des spiritueux. A part la hausse des prix, par le biais de
l'augmentation de l'impôt à la consommation, le reste est à l'étude. Pas
que de mauvaises nouvelles, dans le domaine de la santé publique en
Tchéquie. En ce qui concerne la mortalité périnatale, la République
affiche le plus faible taux dans le monde, 4,4 pour mille seulement. Les
spécialistes reconnaissent que c'est le résultat des soins intensifs
prodigués aux femmes enceintes, du haut niveau des services de maternité
et de la bonne formation des employés des services d'accouchement. Pour ce
qui est de la mortalité des nouveau-nés et des nourrissons, la Tchéquie
est derrière presque tous les pays de l'Union européenne, avec un taux de
2,4 pour mille. Du pain sur la planche pour ce gouvernement et les futurs
gouvernements tchèques pour que ces nouveau-nés puissent vivre longtemps :
améliorer l'environnement, prendre des mesures pour arriver à changer les
habitudes alimentaires et réduire la consommation d'alcool des Tchèques,
créer les conditions nécessaires pour que les habitants des agglomérations
urbaines ne vivent pas un stress continu.





