Faits et événements La République tchèque va prêter 1,5 milliard d’euros au FMI

26-01-2012 16:23 | Václav Richter

Le gouvernement tchèque a décidé de participer au renflouement du Fonds monétaire international pour aider la zone euro. Cette décision n’a été prise cependant qu’après de longues hésitations qui ont alimenté le débat politique et semé la discorde au sein de la coalition gouvernementale. Si le cabinet du Premier ministre Petr Nečas a finalement donné son aval à cet acte de solidarité avec la zone euro, c’était aussi parce que la quote-part de la Tchéquie au renflouement du Fonds monétaire international a été revue à la baisse.

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Petr Nečas, photo: CTKPetr Nečas, photo: CTK La Tchéquie ne prêtera pas donc au FMI les 3,5 milliards d’euros qu’ils lui avaient été initialement demandés, mais seulement 1,5 milliards d’euros, quelque 38 milliards de couronnes. Le Premier ministre, Petr Nečas, a expliqué les critères utilisés par le gouvernement pour fixer la quote-part tchèque :

« Nous avons examiné les sommes exigées de la part des autres pays qui ne sont pas membres de la zone euro et avons constaté que la somme de 3,5 milliards d’euros qui nous était réclamée était 2,2 fois plus élevée par habitant que celle par exemple de la Pologne. L’autre critère que nous avons pris en considération est la participation de la Slovaquie voisine qui, elle, fait partie de la zone euro. C’est donc en combinant ces deux critères que nous sommes parvenus à la somme de 1,5 milliard d’euros, c’est-à-dire à peu près la même somme par habitant que celle de la Pologne et pas plus que la somme qui sera versée par la Slovaquie. »

Le chef de gouvernement a souligné que la stabilité de la zone euro était dans l’intérêt de la République tchèque. A son avis, la décision du gouvernement est un signe de la bonne santé économique du pays. Cependant, toujours selon Petr Nečas, la Tchéquie ne pouvait pas se permettre d’accorder au FMI un crédit plus élevé :

Miroslav Kalousek, photo: CTKMiroslav Kalousek, photo: CTK « La somme qu’on nous demandait initialement n’était pas acceptable pour nous. Cela aurait signifié que 50 % des réserves en devises de la banque centrale auraient été mises à la disposition du FMI, ce qui serait trop risqué. »

Le ministre des Finances, Miroslav Kalousek, a donc été chargé de négocier avec la Banque nationale tchèque, qui devrait trouver les moyens nécessaires dans ses réserves :

« J’ai le mandat de demander au conseil de la Banque nationale tchèque d’accorder ce crédit au FMI. Pour dissiper certaines craintes justifiées concernant les risques d’une telle décision, j’ai aussi le mandat de proposer à la banque centrale, si celle-ci trouve que cela est nécessaire, que le gouvernement pourrait se porter garant de ces moyens financiers alloués au FMI. »

Au cas où la banque centrale refuserait de prendre un tel risque, le gouvernement trouverait les moyens nécessaires dans le budget de l’Etat.

La décision du cabinet a été favorablement accueillie par l’opposition. D’après le chef du Parti social-démocrate, Bohuslav Sobotka, en aidant la zone euro, la République tchèque s’aide indirectement, la stabilisation de la situation économique européenne améliorant ses possibilités d’exportation.

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