Faits et événements La République tchèque face à un regain du terrorisme
A Bruxelles, les Etats membres de l'Union européenne ont déclaré qu'ils allaient être plus conséquents dans la lutte contre le terrorisme. A la suite des attentats de Londres, les pays membres devraient accélérer d'adoption de lois concernant le terrorisme et de mesures qui protégeraient la vie des citoyens européens. La République tchèque ne reste pas en dehors des initiatives européennes.
En 2002, déjà, à la veille du sommet de l'OTAN à
Prague, le gouvernement avait élaboré le Plan d'action national de lutte
contre le terrorisme, un plan toujours en cours d'élaboration et qui n'a
pas encore été adopté. Sa rédaction finale vient d'être remise d'un mois,
en raison des récents attentats de Londres, afin que les mesures décidées
au niveau européen puissent y être incluses. Le gouvernement tchèque, dans
la lutte contre le terrorisme, rejoint les vues de l'Union européenne. Par
exemple, en ce qui concerne les téléphones portables, un moyen souvent
utilisé par les terroristes pour commander les explosions de bombes, le
ministre de l'Intérieur, Frantisek Bublan, demande à ce que la présidence
de la police ait la possibilité de bloquer le réseau des
télécommunications mobiles, en cas de risques d'attaques terroristes.
D'après le ministre de l'Intérieur, il est aussi indispensable que les
services de renseignements de divers pays puissent collaborer d'une
manière étroite. Pour cela, et bien que le Plan national de lutte contre
le terrorisme n'ait pas été encore adopté, le gouvernement a
officiellement nommé un groupe de renseignements pour la lutte
anti-terroriste. Cette équipe sera chargée de l'échange d'informations
entre les services de renseignements et les institutions de l'Etat. Elle
compte huit membres représentant le Service de renseignements, l'Office
pour les relations internationales et l'information, le Service du
renseignement militaire, le ministère de l'Intérieur, la police criminelle
et la Brigade de lutte contre le crime organisé. D'après le Parti civique
démocrate, principale formation de l'opposition de droite, il n'est même
pas nécessaire de modifier la loi sur les télécommunications, un accord
entre le ministère et les compagnies de téléphonie mobile suffirait. Ces
compagnies ne voient pas la chose d'un bon oeil : qui leur paiera le
manque à gagner ? Pour le gouvernement une vie humaine sauvée n'a pas de
prix et dans la lutte contre le terrorisme, des sacrifices sont
nécessaires.






