Faits et événements La République tchèque et les stupéfiants
La République tchèque est arrivée au niveau européen, en ce qui concerne la consommation de la drogue. Une information provenant de Strasbourg, mais qui n'est pas contestée en Tchéquie.
Deux rapports du Centre européen pour le contrôle des stupéfiants viennent
d'être publiés à Strasbourg. Il en découle que la République tchèque a
atteint le niveau européen dans un secteur qui ne fait pas plaisir : le
trafic et la consommation des stupéfiants. La Tchéquie compte,
aujourd'hui, dans les 50 000 personnes qui se droguent régulièrement. Cela
représente 0,5 % de la population. Quand on parle de drogue, il ne faut
pas penser, tout de suite, à la cocaïne ou l'héroïne. La drogue, c'est
aussi l'alcool. En Tchéquie, 40 % des adolescents de moins de seize ans
consomment de l'alcool régulièrement. Le cannabis est consommé
régulièrement par 34,5 % de jeunes Tchèques. L'ecstasy n'a pas eu de
succès, l'héroïne non plus, car les jeunes Tchèques aiment plutôt une
drogue locale, la pervitine. Quelle est l'opinion de Jiri Komorous, chef
de la centrale de la lutte contre les stupéfiants ?
Jiri Komorous
« La situation ne s'améliore pas en Tchéquie, en ce qui concerne la
consommation des stupéfiants. La République tchèque n'est plus seulement
un pays de transit, elle devient un pays de consommation pour le trafic de
la drogue ».
D'un autre côté, il faut reconnaître que la Tchéquie ne rencontre pas autant de problèmes que les autres pays européens, en ce qui concerne les seringues infectées : pas même 1 % de séropositifs au SIDA ou de victimes de l'hépatite C, des maladies qui sont fréquentes chez les drogués. Pourquoi ? La Tchéquie a appliqué un programme gratuit d'échange des seringues et d'un traîtement par le métadone, une substitution à la drogue qui neutralise les effets du manque. Les autorités tchèques, mais aussi des organisations et associations diverses mettent l'accent sur la prévention plutôt que sur la répression.





