Faits et événements La réforme du système des retraites
Le gouvernement vient de présenter son idée de réforme du système des retraites. Quels en sont les principes et voyons les premières réactions.
Vladimir Spidla, photo: CTK
Le gouvernement conduit par le social-démocrate, Vladimir Spidla, s'est
laissé inspiré dans son projet de réformes du système des retraites par le
modèle suédois. Cela veut dire que le citoyen tchèque continuera, certes,
à verser obligatoirement ses cotisations retraite au budget de l'Etat,
mais sur un compte « virtuel », qui lui permettra de savoir combien il a
cotisé pendant sa vie active et combien il devait recevoir, après son
départ à la retraite. D'après le ministre du Travail et des Affaires
sociales, Zdenek Skromach, le coût de la réforme serait de 2 milliards
d'euros. Où trouver cette somme, dans un budget largement déficitaire ?
Tout simplement en augmentant le taux des cotisations et en utilisant les
bénéfices de la privatisation de certaines entreprises. Naturellement, le
citoyen tchèque pourra augmenter le montant de sa retraite en payant des
cotisations bénévoles à des compagnies d'assurance privées. Vladimir
Spidla, Premier ministre, ne cache pas que ce système est adopté par les
Zdenek Skromach et Bohuslav Sobotka, photo: CTKEtats qui veulent diminuer les dépenses sociales, donc aussi aux
retraites. Il affirme que le passage au système de cotisation obligatoire
à des fonds de retraite est trop cher et impossible, pour l'instant. La
coalition gouvernementale actuelle se dit obligée de faire face à un
déficit budgétaire important dans la sphère sociale, donc les retraites et
les pensions entre autres, mais aussi au vieillissement et au faible taux
de natalité de la population tchèque.
Le projet de réforme devrait être présenté au Parlement, dans la première moitié de l'année prochaine. Si les différentes lois sont adoptées en 2005, le système entrera en vigueur en 2007. L'opposition parle d'une réforme « à moitié ». Intéressant, selon un journaliste qui fait remarquer, qu'en ce temps-là, la social-démocratie et la coalition gouvernementale actuelle sont loin de savoir si ce sont elles qui tiendront encore les rênes de l'Etat tchèque.






