Faits et événements La première visite du Président autrichien, Heinz Fischer, à Prague
« Prague est une belle ville. Je la connais très bien pour l'avoir visitée une vingtaine de fois », a dit le Président autrichien, Heinz Fischer, ce mercredi, après avoir fait une excursion dans son centre historique. C'est, pourtant, sa première visite à Prague, depuis son investiture présidentielle. Plus d'informations avec Alena Gebertova.
Le Président Vaclav Klaus avec le Président autrichien Heinz Fischer, photo: CTK
Les observateurs font remarquer que la République tchèque est le troisième
pays voisin dans lequel Heinz Fischer se rend, depuis son entrée en
fonction, en juillet dernier, Prague ayant été précédée par Budapest et
Bratislava. N'empêche que son séjour d'une journée à Prague a donné
l'occasion à lui-même, ainsi qu'à ses interlocuteurs tchèques, de se
féliciter des bonnes relations entre les deux pays. Pleins de volonté,
Heinz Fischer et son homologue tchèque, Vaclav Klaus, ont tenu à souligner
que même si les deux questions épineuses, les Décrets Benes et la centrale
nucléaire de Temelin, ont été évoquées, elles n'ont pas été prédominantes.
Et de constater à l'unisson que le regard sur l'avenir doit l'emporter sur
celui porté sur le passé. D'autant que les deux pays se retrouvent
désormais réunis au sein d'une même Union européenne.
Heinz Fischer avec les opposants de Temelin, photo: CTK
« Il est impossible de changer le passé, faisons donc tout pour que ce
passé ne se répète plus », a déclaré Vaclav Klaus. Heinz Fischer a
pourtant insisté, prudemment, sur la nécessité de « certains propos et
gestes » bienveillants de la partie tchèque. En outre, le président
autrichien s'est exprimé sur un ton conciliant à propos de Temelin, en
dépit de la présence d'une quinzaine d'écologistes tchèques et
autrichiens, en disant : « Chaque pays a le droit de définir sa politique
énergétique ».
Le séjour éclair de Heinz Fischer à Prague semble avoir confirmé sa réputation de représentant politique autrichien d'entente et de comprompis... Serait-ce dû au fait que des attaches humaines lient la famille du président autrichien à la Tchéquie, son père ayant parlé couramment le tchèque et son grand-père ayant passé une dizaine d'années, en Moravie ?






