Faits et événements La musique, miroir du printemps et du coeur

12-04-2004 | Václav Richter

Le lundi de Pâques est chez nous le jour où renaissent les coutumes anciennes. C'est surtout en Moravie, mais aussi dans beaucoup de villages de Bohême, que, ce jour-là, les jeunes filles et les femmes mûres se font battre par les garçons munis de jeunes et tendres verges d'osier ou de branches de genièvre. Elles ne s'offusquent pas de cette coutume en apparence barbare, et récompensent les garçons par des oeufs joliment peints. Elles savent que cette coutume symbolise le retour du printemps et espèrent que, par les verges d'osier, la vivacité et la santé entreront dans leurs corps et s'y installeront pour toute l'année. Nous aimerions vous parler aussi d'une autre coutume dont les origines sont sans doute païennes, celle d'éveiller, c'est-à-dire d'épurer, au printemps, les sources et les fontaines. Et nous allons ajouter à cela la musique que le printemps a inspiré à deux compositeurs tchèques, Bohuslav Martinu et Vitezslava Kapralova, un des plus grands compositeurs tchèques et une jeune musicienne de talent, à qui le destin n'a pas permis de s'épanouir. Ils étaient très proches, ils savaient apprécier et admirer mutuellement leurs talents, ils étaient poussés l'un vers l'autre par une sympathie profonde qui était sans lendemain, mais qui les a beaucoup enrichis et qui a finalement trouvé son expression dans leur musique.

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