La loi sur le référendum

Le vice-premier ministre, Pavel Rychetsky, chargé de législation, photo: CTK

Pour la première fois dans leur histoire, les Tchèques auront l'occasion de se décider dans un référendum. Dans cette toute première consultation populaire, il ne s'agira de rien de moins que de l'avenir du pays: les Tchèques auront à s'exprimer sur leur entrée dans l'Union européenne.

Le vice-premier ministre,  Pavel Rychetsky,  chargé de législation,  photo: CTK
Parmi les dix pays candidats, la République tchèque est le seul à ne pas avoir dans son système constitutionnel la loi sur le référendum. Le projet de loi soumis par le Sénat est passé, mardi, en première lecture, et il serait adopté en procédure accélérée la semaine prochaine. Tous les partis représentés au parlement sont d'accord qu'un référendum sur l'entrée dans l'Union doit avoir lieu. Selon le vice-premier ministre, Pavel Rychetsky, chargé de législation, il est nécessaire d'organiser le référendum au plus tard en juin 2003, avant l'ouverture du débat sur l'élargissement sur le sol des parlements des pays membres. Il convient de souligner que le premier référendum dans l'histoire de la Tchéquie concerne uniquement l'entrée du pays dans l'Union. L'institution d'un référendum général, proposée par certains députés, n'est pas à l'ordre du jour, pour le moment. Dans ce premier référendum, la population aura à répondre à une seule question: êtes-vous d'accord que la République tchèque devienne pays membre de l'Union européenne? En cas d'une réponse négative, l'entrée serait reportée de deux ans, au minimum. Une nouvelle consultation populaire ne peut se tenir que 24 mois plus tard. Pour convaincre les citoyens à soutenir l'intégration, une vaste campagne d'information doit être déployée. Le gouvernement est prêt à y débloquer 200 millions de couronnes. Les sondages laissent entendre que plus de la moitié des Tchèques sont favorables à l'entrée dans l'Union.