Faits et événements La fraude fiscale se porte bien en Tchéquie
La fraude fiscale a l'air de se porter bien en Tchéquie, pour ne pas dire qu'elle fait des ravages parmi les contribuables et surtout dans les deniers de l'Etat. Un Tchèque sur deux fait partie du club occulte et informel des fraudeurs au fisc. Plus exactement 55%. Mais le quart seulement des lauréats de ce triste palmarès avoue son appartenance au club de la fraude. Ceux qui se sont donné la peine de faire une enquête parmi les journalistes, nous soutiennent qu'à chaque fois que la facture n'est pas exigée au paiement d'une réparation, le prix chute tout de suite du cinquième. Belle tranche ! Ainsi l'étendue de l'économie parallèle. Depuis sept ans, il y a 9% de nouveaux fraudeurs. Le plus grave est que la majorité de ceux qui choisissent de travailler au noir, reçoivent des aides à l'entreprise et des primes à l'embauche. Et c'est sans regret pour les fraudeurs qui estiment que l'Etat les escroque en leur prenant plus qu'il n'en faut et que la fraude fiscale, après tout, n'est que le moyen de lui rendre la monnaie de sa pièce. Un autre motif de consolation, ces contribuables trouvent que la qualité des services publics est au-dessous des montants que prélève le fisc. Alors, la fraude n'est, à leurs yeux, que justice faite. Les experts estiment que l'économie parallèle représente le quart de l'activité économique nationale. Si ce chiffre est exact, l'Etat aurait perdu, l'an dernier, 138 milliards de couronnes. Avec ce recouvrement, la Tchéquie aurait pu se permettre cette année un déficit d'à peine 19 milliards de couronnes, au lieu de 157 milliards. Voilà pour les dégâts de la fraude.





