Faits et événements La dernière cérémonie du 28 octobre avec Vaclav Havel
Une bronchite n'a pas empêché Vaclav Havel de prononcer un discours à l'occasion de la fête nationale, le 28 octobre, et de remettre les hautes distinctions d'Etat. La cérémonie, retransmise en direct par la Télévision tchèque, s'est déroulée au Château de Prague.
Vaclav Havel à la cérémonie du 28 octobre, photo: CTK
Soixante-dix-sept personnes ont
été décorées à l'occasion du 84ème
anniversaire de la création de
l'Etat tchécoslovaque. La plus
haute distinction d'Etat qui
puisse être décernée en République
tchèque s'appelle l'Ordre du Lion
blanc. L'Ordre Tomas Garrigue
Masaryk, la Médaille de l'héroïsme
et la Médaille du mérite, autant
d'autres distinctions qui ont été
remises par Vaclav Havel, ce 28
octobre, salle Vladislav, au
Château de Prague. Rappelons que
c'est lui-même, finalement, qui
décide des élus, sur
recommandation du gouvernement et
du Parlement. Cette opportunité,
Vaclav Havel l'a eue pour la
dernière fois, son mandat
présidentiel expirant au début de
février prochain. A l'instar des
années précédentes, on trouve sur
la liste des lauréats,
ex-dissidents, artistes,
ecclésiastiques, scientifiques,
anciens politiciens. S'y ajoutent
plusieurs personnes ayant fait
preuve de courage, pendant les
inondations de la mi-août :
sapeurs-pompiers, agents de
police, simples citoyens...
Cet événement a trouvé une place, aussi, dans le traditionnel discours que Vaclav Havel a prononcé devant près de six cents invités. « Les inondations ont déclenché un grand potentiel de solidarité qui sommeille au sein de la société et qui a tendance, face à un malheur, à se manifester dans une ampleur qui nous étonne », a-t-il dit. Par ailleurs, le foyer, la maison, la patrie, bref, son chez-soi, ce que l'on appelle « domov » en tchèque, a été un thème largement développé dans l'intervention de Havel.
C'était à douze reprises que Vaclav Havel a été le principal protagoniste de cette cérémonie dans une belle salle historique du Château de Prague. Pour cloturer cette série, il a dit : « je suis fier du renom que notre république a acquis du temps de la liberté, je suis fier de mes concitoyens qui surent faire front dans le passé aux régimes totalitaires, je suis fier de tous ceux qui, par leurs succès dans des domaines très divers, enrichissent notre vie ».
Dire que l'émotion était au rendez-vous, dans la salle et devant le petit écran, ne serait pas trop dire.






