Faits et événements La candidature du nouveau ministre de l’Education déchire le Parti des Verts
Le Parti des Verts a enfin trouvé un remplaçant à l’ancienne ministre de l’Education contrainte de démissionner pour n’avoir pas réussi à préparer à temps les projets nécessaires à l’utilisation des Fonds européens. Le choix de la direction du parti suscite cependant diverses réactions.
Ondrej Liska et Mirek Topolanek, photo: CTK
C’est un peu paradoxal. Alors que la candidature d’Ondrej Liska,
député et vice-président du Parti des Verts, est acceptée aussi bien
par la coalition gouvernementale que par l’opposition, c’est au sein de
son propre parti que tout ne va pas très bien. En effet, Dana Kuchtova,
l’ancienne ministre de l’Education et vice-présidente des Verts,
n’est pas d’accord avec la candidature d’Ondrej Liska, car la
direction représentée surtout par le président Martin Bursik n’a pas
voulu nommer son ancien conseiller Dusan Luzny. La tension est montée
jusqu’à un tel point que deux députées des Verts ont menacé de ne pas
voter pour le projet de budget de l’Etat, une menace qui mettrait en
danger la coalition gouvernementale dont les Verts font partie. Au sein du
parti, la situation est tendue, car certains membres reprochent à la
direction d’avoir décidé seule de la nomination du ministre de
l’Education, sans avoir consulté la base. En fin de compte, c’est le
Conseil de la République qui devra définitivement entériner la
nomination d’Ondrej Liska, ce dimanche. Quelle est l’opinion des plus
intéressés ? Le Premier ministre, Mirek Topolanek :
« Ondrej Liska, du fait qu’il soit capable de conduire une commission de la Chambre des députés, sera certainement capable de conduire l’équipe du ministère de l’Education. Je suis persuadé qu’il est capable d’assurer cette fonction et la question est de savoir s’il arrivera à calmer la situation, les syndicats et à surmonter tous les problèmes de l’Education. Personnellement, je n’ai rien contre lui. »
Ondrej Liska, photo: CTK
Le jeune âge d’Ondrej Liska, trente ans seulement, n’est-il pas mal
vu par les recteurs des universités, en général plus âgés ? Vaclav
Havlicek, recteur des Hautes études techniques tchèques à Prague :
« Les expériences dans certains domaines sont inappréciables. D’un autre côté, je pense qu’une personne jeune avec une manière de penser dynamique peut nous être très utile en nous faisant avancer dans le contexte européen et mondial. Personnellement, je pense qu’on pourrait avoir confiance en monsieur Liska. »
Le président de la République, Vaclav Klaus a, pour sa part, déclaré que sa main tremblera lorsque qu’il signera la nomination d’Ondrej Liska, en pensant qu’il sera le supérieur de tous les recteurs. L’éventuel nouveau ministre de l’Education a réagi en affirmant que ses genoux ne trembleront aucunement quand il recevra sa nomination.





