Faits et événements Kosovo : le président tchèque comprend le refus serbe d'indépendance

18-09-2007 17:25 | Guillaume Narguet

Le président serbe, Boris Tadic, était en visite officielle en République tchèque lundi et mardi. L'avenir de la province du Kosovo a constitué le thème central de ses entretiens avec les représentants tchèques. Tandis que Boris Tadic a fermement réaffirmé que l'indépendance du Kosovo était inacceptable pour Belgrade, le président tchèque Vaclav Klaus a, lui, assuré que Prague comprenait la position de la Serbie.

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Boris Tadic et Vaclav Klaus, photo: CTKBoris Tadic et Vaclav Klaus, photo: CTK Rien de bien nouveau sous le soleil diplomatique : c'est en ces termes que pourrait donc être résumée la visite du président serbe en République tchèque. Les deux pays se sont entendus sur le fait qu'en l'état actuel des choses, une décision qui favoriserait uniquement la Serbie ou le Kosovo ne pouvait être prise. Au contraire, Vaclav Klaus a fait savoir qu'il estimait indispensable de trouver un compromis acceptable pour toutes les parties :

« Si une solution unilatérale était choisie, ses conséquences seraient très négatives à long terme non seulement pour la Serbie mais aussi pour toute la région et même pour l'ensemble de l'Europe. »

Le chef de l'Etat tchèque a par ailleurs souligné que seules des négociations menées à l'intérieur du pays et non de l'extérieur pouvaient permettre de stabiliser la situation à long terme et de définir le statut final du Kosovo. Sans faire de déclarations radicales, Vaclav Klaus a toutefois laissé transparaître qu'il n'était pas enclin à une indépendance du Kosovo. « Nous avons notre propre histoire et c'est pourquoi je pense que nous comprenons peut-être un peu mieux que d'autres pays l'ensemble de la problématique », a-t-il confié pour se justifier après son entretien avec son homologue serbe.

KosovoKosovo De son côté, Boris Tadic a répété que la Serbie était opposée à l'indépendance réclamée par les Albanais qui constituent 90 % de la population d'une province placée sous l'administration de l'ONU depuis 1999. « Je le dis de manière très paisible mais aussi déterminée », a précisé le président serbe. Tout en assurant que son pays, qui accepte une large autonomie du Kosovo, aspirait lui aussi à trouver un compromis, il a indiqué que tous les moyens légaux, politiques et diplomatiques seraient mis en oeuvre pour empêcher l'indépendance d'une province qui représente 15 % du territoire de la Serbie.

Si elle n'a donc accouché d'aucune déclaration traduisant une avancée quelconque dans les négociations, la visite de Boris Tadic en République tchèque a néanmoins confirmé que la définition du statut indéterminé du Kosovo, à laquelle participent les Etats-Unis, la Russie et l'Union européenne, restait à l'heure actuelle toujours aussi floue.

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