Faits et événements Jiri Sedivy : la station radar américaine sur le territoire tchèque ne serait pas sous la tutelle de l'OTAN

02-08-2007 16:41 | Jaroslava Gissübelová

Le nouveau futur adjoint du secrétaire général de l'OTAN, Jiri Sedivy, a tiré au clair la question des compétences pour l'emploi du système de défense antimissile américain suite à son éventuelle implantation. Une question largement discutée par les communes concernées et qui divise aussi la scène politique tchèque.

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Photo: CTKPhoto: CTK Le projet d'implantation d'un radar américain sur le territoire tchèque, dans le cadre d'une base antimissile en Europe, ne suscite pas l'enthousiasme. Selon les sondages, plus de deux tiers des Tchèques s'y opposent. Les communes environnantes du terrain militaire de Brdy, où la base pourrait être installée, ne veulent par l'avoir sur leur territoire. Dernièrement, mercredi, le maire de la ville de Pribram a refusé le choix de la localité de Misov fait par le gouvernement. Quant aux partis politiques, leurs opinions divergent : les sociaux-démocrates et les communistes, les deux partis de l'opposition, réclament l'organisation d'un référendum, tandis que la principale formation gouvernementale, le Parti civique démocrate (ODS), est favorable à une ratification de l'éventuel traité avec les Etats-Unis par le Parlement et les Verts conditionnent leur soutien à une subordination de la base aux décisions de l'OTAN.

Le mécanisme de décision au sein de l'Alliance atlantique vient d'être élucidé d'une façon univoque par un homme des plus compétents, Jiri Sedivy. L'ancien ministre de la Défense, qui occupera dans quelques semaines le poste d'adjoint du secrétaire général de l'OTAN chargé de la politique de défense, aura donc la question de l'éventuelle installation de la base américaine dans son agenda :

Jiri Sedivy, photo: CTKJiri Sedivy, photo: CTK « Si le projet de bouclier antimissile américain se réalise, il ne sera en aucun cas sous la tutelle de l'Alliance. La décision finale appartiendra toujours aux Etats-Unis qui auront le dernier mot à dire sur l'emploi du système. Au sein de l'OTAN, cela fonctionne comme cela depuis plus de 40 ans. La décision définitive sur l'emploi d'armes de destruction massive dans le cadre de l'OTAN dépend de deux Etats : la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. »

Jiri Sedivy est convaincu qu'il en sera ainsi dans le cas de la défense antimissile. Les composantes de la base devraient être installées en Pologne et en Tchéquie pour faire face au danger d'éventuelles attaques venant de pays tels que la Corée du Nord ou l'Iran. Le projet de bouclier antimissile américain en Europe est sévèrement critiqué par la Russie qui a réagi à son annonce en suspendant sa reconnaissance du traité sur les forces conventionnelles en Europe.

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